Un Italien de 34 ans a obtenu, en octobre 2026, la reconnaissance de sa paternité biologique pour son fils de 7 ans, né en février 2019 à Pérouse. La décision a été rendue par la huitième chambre civile du tribunal de Milan, qui a ordonné l'inscription de la paternité sur l'acte de naissance de l'enfant, mettant fin à sept années de procédure judiciaire.
Une relation qui tourne court
L'histoire commence en 2018, lorsque ce jeune Milanais entame une relation avec une femme du même âge. Moins d'un an après leur rencontre, elle tombe enceinte. Mais l'idylle se fragilise lorsque, durant les premiers mois de grossesse, le jeune homme part travailler à l'étranger. À son retour, quelques semaines plus tard, il découvre que sa compagne a quitté le domicile familial sans laisser de trace. Il apprend ensuite qu'elle est partie vivre chez un ex-petit ami avec lequel elle avait renoué.
En février 2019, à la naissance de l'enfant, le couple enregistre le nouveau-né comme leur enfant commun, prenant de court celui qui se considère comme le père véritable. S'ensuit une bataille acharnée entre les deux ex-petits amis pendant sept ans.
Un test ADN décisif
La situation se dénoue en octobre 2026. Les juges de la huitième chambre civile du tribunal de Milan reconnaissent finalement la paternité de l'enfant et ordonnent que cette décision soit inscrite sur son acte de naissance. Le résultat des analyses ADN a pesé lourd dans cette décision : un test génétique réalisé en 2025 a confirmé la filiation avec une probabilité de 99,99 %.
« La volonté est que l'enfant grandisse en harmonie avec ses deux parents et leurs familles respectives », indique l'avocate du père, Cristina Sorrentino, citée par le Corriere della Sera. D'après un des avocats du père, la relation entre les ex-conjoints se serait même « considérablement améliorée » depuis le verdict.
Des modalités de garde à définir
Cette reconnaissance met un terme à une longue procédure, mais les modalités de garde de l'enfant restent à déterminer. Les parents devront désormais s'accorder sur ce point, après sept années de conflit. L'issue de cette affaire illustre l'importance des tests génétiques dans les litiges de filiation, leur fiabilité étant désormais reconnue par la justice italienne.