Des dizaines de milliers de lycéens manifestent ce mardi partout en France pour un « acte III » de leur mouvement, sous haute surveillance des autorités et du gouvernement qui ne parvient pas à baisser la température après plusieurs jours de tensions, des dégradations et des cohortes de blessés. La mobilisation parisienne pourrait rassembler entre 20 000 et 40 000 personnes, selon les autorités.
Un soutien intersyndical élargi
Pour cet « acte III » d'un mouvement qui a démarré mi-septembre en région parisienne avant de s'étendre, les lycéens ont reçu le soutien d'une intersyndicale de l'Éducation nationale (FSU, CGT, FO, CFDT, Unsa, Sud et Solidaires) qui a appelé à descendre dans la rue à leurs côtés, à Paris, Lyon, Marseille et une trentaine d'autres villes. Ils devraient aussi recevoir mardi le renfort des étudiants.
La Confédération paysanne, troisième syndicat agricole, classé à gauche, a également appelé les agriculteurs à faire « converger » les « colères » et à rejoindre la mobilisation des lycéens avec leurs tracteurs.
Un bilan humain lourd
Depuis le début du mouvement, 215 élèves ont été blessés, « l'immense majorité » l'ayant été « soit dans le cadre d'accidents », « soit par le fait d'autres individus extérieurs », selon Matignon. Un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade à Lens lundi.
L'Union syndicale lycéenne a promis un « acte III », auquel se joindront les syndicats. Les autorités s'attendent à une journée très compliquée, avec une mobilisation parisienne qui pourrait rassembler entre 20 000 et 40 000 personnes.
Une journée sous tension
La rédaction de 20 Minutes se mobilise pour donner l'ensemble des informations sur la colère dans les lycées. Les lycéens vont une nouvelle fois se retrouver dans la rue pour faire entendre leurs revendications au gouvernement, notamment pour des moyens et une place nouvelle pour la jeunesse.
Le maintien de l'ordre face aux lycéens reste un vrai casse-tête, comme en témoignent les incidents récents. Les autorités redoutent de nouvelles dégradations et des blessés supplémentaires lors de cette journée de mobilisation.