Le concessionnaire Atosca a annoncé vendredi que l'autoroute A69, reliant Toulouse à Castres, sera mise en service « la première semaine de novembre ». Cette infrastructure de 53 kilomètres doit être achevée dès la semaine prochaine, mais des vérifications restent nécessaires avant l'accueil des premiers automobilistes. « Des contrôles de sécurité sont en cours et se poursuivront pendant les 15 jours suivants », a précisé Atosca dans un communiqué.
Un calendrier repoussé après des années de contestation
Cette échéance intervient après plusieurs années de contestation et alors que le ministre des Transports, Philippe Tabarot, avait initialement évoqué une inauguration à la mi-octobre. Les opposants au projet, qui le considèrent comme écocide, se sont retrouvés dans le Tarn pour trois jours de mobilisation baptisée « la Dé-fête ».
Vendredi, les premiers militants étaient déjà installés à Cambounet-sur-le-Sor. Le préfet du Tarn, Simon Bertoux, faisait état d'une centaine de personnes et d'une cinquantaine de véhicules sur le campement, rejoints notamment par une trentaine de cyclistes venus de Toulouse.
Entre 1.000 et 1.500 manifestants attendus
Les organisateurs espèrent réunir entre 1.000 et 1.500 participants, une estimation jugée « plausible » par le représentant de l'État. Malgré l'achèvement imminent de l'autoroute, les militants entendent poursuivre leur contestation. Le rassemblement doit également permettre de revenir sur les mobilisations des dernières années. « Ce week-end c'est pour commémorer tout ça, promouvoir les belles choses qui ont émergé de ce combat », a expliqué à l'AFP l'un des organisateurs.
Un important dispositif de sécurité
Les autorités ont prévu un important dispositif de sécurité pour la journée de samedi, avec « plus de 800 policiers et gendarmes » mobilisés. Un arrêté préfectoral interdit aussi les rassemblements dans les secteurs les plus proches de l'autoroute, sur les 17 communes traversées par son tracé. La préfecture justifie ces restrictions par les troubles à l'ordre public constatés lors de précédentes manifestations entre 2022 et 2025.
Une manifestation sur la voie publique reste néanmoins envisagée samedi après-midi. Des discussions sont en cours entre les organisateurs et la préfecture pour définir un itinéraire autorisé. Simon Bertoux s'est déclaré ouvert à un accord permettant aux opposants d'exprimer leurs revendications « dans des conditions strictement pacifiques ».