Les petits carnets du Poufre sétois reviennent sur l'incroyable attente subie samedi par environ 600 passagers à destination de l'Algérie. Notre céphalopode local, d'ordinaire peu enclin à la compassion, a cette fois éprouvé une réelle pitié pour ces centaines de voyageurs livrés à eux-mêmes pendant des heures, après avoir souvent conduit toute la nuit pour finalement ne pas embarquer à bord du ferry Fantastic de la compagnie GNV.
Des questions sans réponse
Malgré ses tentacules et ses ventouses, le Poufre n'a pas compris plusieurs choses. Comment a-t-on pu laisser 600 passagers errer toute une journée sans la moindre information sur leur situation ? Pourquoi n'ont-ils été informés d'un problème qu'à 1 heure du matin, alors que la réquisition du ferry avait été décidée la veille ? Pourquoi la compagnie GNV n'a-t-elle pas délégué un représentant pour les rencontrer ? Pourquoi le port a-t-il refusé l'ouverture de l'ancienne gare maritime, qui aurait pu améliorer les conditions d'attente ?
La police municipale en première ligne
Le Poufre s'étonne également que les policiers municipaux aient été laissés seuls en première ligne toute la journée, devant à la fois gérer la circulation et tenter d'apaiser la colère légitime des passagers. Finalement, notre céphalopode solitaire s'est dit que sa condition était parfois plus enviable que celle d'êtres humains désorganisés.



