Les gendarmes de l’Unité nationale cyber (UNCyber) ont annoncé ce mercredi 8 juillet l’interpellation de 178 utilisateurs du site Coco, entre mai et juin dernier, soupçonnés de pédocriminalité. Parmi eux, 69 font déjà l’objet de poursuites judiciaires. Ils sont âgés "de 20 à 60 ans".
Un site au cœur de l'affaire des viols de Mazan
Ces derniers sont "soupçonnés de diffusion et de partage de contenus à caractère pédocriminel, ou d’atteintes sexuelles commises sur des mineurs", d’après une source interrogée par Franceinfo. Le site Coco a été mis en cause dans les viols de Mazan, où Dominique Pélicot agissait notamment via cette plateforme.
69 des 178 interpellations ont donné lieu à des suites judiciaires, allant de peines d’emprisonnement ferme, du contrôle judiciaire à la convocation devant la justice.
Résurgence après fermeture
Démantelé en juin 2024, la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, avait alerté mi-avril sur la résurgence de ce site internet, pourtant normalement fermé. En effet, Coco était réapparu sous une autre adresse URL et sous le nom de Cocoland.
Son fondateur, l’Italien Isaac Steidl, a été inculpé le 9 janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d’images pédopornographiques, de corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs. Ce qu’il contestait.



