La cour criminelle de Meurthe-et-Moselle, réunie à Nancy, a condamné jeudi Jacky Guillaumet, 74 ans, à 14 ans de réclusion criminelle pour des viols et agressions sexuelles commis sur trois jeunes femmes, dont certaines ont été soumises à des substances chimiques à leur insu. Les faits se sont déroulés entre 2009 et 2023.
Une peine supérieure aux réquisitions
La peine infligée dépasse les 12 ans de réclusion requis par l’avocat général. L’homme, jugé depuis lundi à huis clos à la demande des parties civiles, a été reconnu coupable de viols et d’agressions sexuelles sur trois jeunes femmes de son entourage proche ou de son voisinage, toutes mineures au moment des faits présumés.
Il était également poursuivi pour soustraction d’enfant et pour avoir administré à ses victimes, à leur insu, des substances de type somnifères et psychotropes, afin d’altérer leur discernement ou le contrôle de leurs actes.
La défense annonce un appel
Me Mathieu Servagi, avocat de la défense, qui avait plaidé l’acquittement, a qualifié la peine d’« excessive » et annoncé auprès de l’AFP son intention de faire appel. « Mon client nie et il n’y a pas d’élément probant dans le dossier », a-t-il réagi, estimant que le doute aurait dû profiter à son client.
L’affaire a débuté en 2012 avec une plainte des parents d’une première jeune fille pour disparition inquiétante. Elle a été retrouvée à la frontière belge avec le condamné. Elle a dénoncé des faits de viol et d’agressions sexuelles qui auraient commencé dès 2009, mais l’enquête ne s’est pas poursuivie à l’époque.
Une seconde plainte en 2023
En 2023, des faits similaires ont été dénoncés par une autre victime. Cette deuxième plainte a fait ressortir la première et a conduit à la recherche d’autres victimes. L’homme a reconnu les faits pour deux victimes, de manière totale ou partielle.