Violences faites aux femmes : un sujet prioritaire dès l'installation du conseil municipal de La Rochelle
Violences faites aux femmes : priorité du conseil municipal rochelais

La question des violences faites aux femmes s'impose dès l'ouverture du conseil municipal

Dès l'installation du premier conseil municipal, le sujet des violences faites aux femmes s'est imposé avec force. Un signal particulièrement fort qui intervient alors que d'anciennes élues rochelaises témoignent publiquement d'un sexisme systémique persistant dans les assemblées politiques locales.

Une intervention remarquée lors de l'élection du maire

Ce samedi 28 mars, lors de l'élection d'Olivier Falorni à la mairie de La Rochelle, une intervention inattendue a marqué les esprits. Léa Crestois, membre du groupe de l'Union de la gauche et âgée de 28 ans, s'est adressée directement aux femmes du conseil municipal : « Je souhaite m'adresser directement aux femmes de ce conseil : au-delà de nos appartenances politiques, je crois essentiel que nous puissions nous soutenir. Ma main vous sera toujours tendue, et votre parole trouvera toujours un écho ».

Dans un discours court mais percutant, cette nouvelle figure féministe du conseil a rappelé que « la vie politique est largement structurée par des codes masculins » et que « les élus ont une responsabilité collective pour faire évoluer ces pratiques et construire un cadre plus égalitaire et plus sûr ». Son intervention a mis en lumière les violences sexistes et sexuelles qui touchent particulièrement les femmes en politique.

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Des témoignages qui confirment un problème systémique

L'intervention de Léa Crestois fait directement écho à l'actualité récente. Quelques jours plus tôt, Marie Nédellec, ancienne adjointe de Jean-François Fountaine et de Thibaut Guiraud, avait pris la parole pour dénoncer publiquement les propos sexistes tenus par un collègue haut placé dès les premiers jours de leur installation en 2020.

Elle avait également évoqué les nombreuses insultes reçues sur les réseaux sociaux au plus fort de son combat pour réguler les meublés de tourisme. Suite à son témoignage courageux, d'autres anciennes élues rochelaises ont appuyé ses déclarations, confirmant ainsi l'existence d'un mal encore très largement répandu dans de nombreuses assemblées politiques locales.

Des engagements concrets pour lutter contre les violences sexistes

Face à cette situation préoccupante, Léa Crestois insiste sur la nécessité de former les élus : « Il faut former les élus sur les questions d'égalité, de lutte contre les violences sexistes et sexuelles ». Une proposition qui a trouvé un écho favorable auprès du nouveau maire.

En effet, Olivier Falorni s'est engagé samedi matin à prendre des mesures concrètes. Preuve que la prise de conscience avance, Maëlle Thivat, âgée de seulement 19 ans, a été nommée conseillère déléguée en charge de l'égalité femmes-hommes et de la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette nomination symbolique mais importante montre une volonté politique réelle de changer les pratiques.

La mise en place de cette délégation spécifique constitue un signal fort envoyé à l'ensemble de la classe politique rochelaise. Après les témoignages accablants des anciennes élues et l'intervention remarquée de Léa Crestois, le conseil municipal semble déterminé à faire de la lutte contre les violences faites aux femmes une priorité de son mandat.

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