Le « divorce alpin » : une pratique inquiétante qui se propage sur les réseaux sociaux
Cette semaine, notre chroniqueuse examine de près le phénomène inquiétant de l'« alpine divorce », une pratique où des hommes abandonnent délibérément leur femme ou compagne dans un environnement montagneux hostile. Cette tendance, qui trouve ses racines dans un personnage fictif de l'Écosse du XIXᵉ siècle, soulève des questions cruciales sur la romantisation de la violence envers les femmes et interroge même si le lesbianisme pourrait être perçu comme un instinct de survie face à ces dangers.
Une vidéo TikTok devenue virale révèle l'ampleur du problème
« Tu fais une randonnée en montagne avec lui, mais il te laisse seule, toute seule, et tu te rends compte qu'il ne t'a jamais aimée. » Ces mots déchirants, prononcés par une internaute en pleurs alors qu'elle filme un paysage rocheux désolé, ont résonné à travers les réseaux sociaux. Dans sa vidéo, elle exprime sa vulnérabilité extrême, qualifiant cette expérience de « pire vendredi de sa vie ». Cette séquence émouvante de moins d'une minute a été visionnée près de 19 millions de fois et a reçu plus de 3 millions de likes, déclenchant une vague de témoignages similaires.
De nombreuses femmes ont partagé des histoires parallèles, décrivant comment elles ont été abandonnées non seulement en montagne, mais aussi dans d'autres situations périlleuses : au bord d'une autoroute, en pleine campagne isolée, ou dans une ville étrangère, souvent dans un état d'ébriété et sans aucun moyen de transport ou de communication pour appeler à l'aide. Ces récits mettent en lumière une réalité troublante et trop souvent ignorée.
La prise de conscience collective face au « divorce alpin »
« C'est effrayant le nombre de personnes qui ne savent pas que c'est vraiment quelque chose qui se fait », commente une utilisatrice des réseaux sociaux, encourageant les autres à se renseigner sur ce terme spécifique. Ces derniers jours, l'expression « alpine divorce » s'est rapidement propagée sur les plateformes numériques, devenant un hashtag populaire et un sujet de discussion brûlant.
Ce phénomène dépasse le simple fait divers pour révéler une forme subtile mais dangereuse de violence masculine, parfois banalisée ou même romantisée dans certains récits. La chronique souligne comment ces actes, bien que présentés sous un angle anecdotique, peuvent constituer une forme de féminicide déguisé, mettant en péril la sécurité et la vie des femmes concernées.
L'analyse proposée invite à une réflexion plus profonde sur les dynamiques de pouvoir dans les relations hétérosexuelles et sur les mécanismes de survie que certaines femmes pourraient développer, y compris en envisageant d'autres orientations affectives comme stratégie de protection. Cette discussion ouvre des perspectives cruciales sur la sécurité personnelle et la reconnaissance des violences systémiques.



