LFI dénonce un courrier négrophobe visant ses députés noirs et le maire de Saint-Denis
Courrier négrophobe visant des députés LFI et le maire de Saint-Denis

Un courrier raciste visant des élus de La France insoumise

La France insoumise a vivement dénoncé, jeudi, la réception par plusieurs de ses députés noirs d'un courrier qualifié de « négrophobe ». Ce document, qui a suscité l'indignation du parti d'extrême gauche, constitue une attaque raciste ciblant spécifiquement des élus de couleur.

Un détournement de Tintin au Congo

Dans un communiqué officiel, LFI précise que le courrier en question détourne de manière outrageante « une page de Tintin au Congo ». Il met en scène, selon le parti, « des personnes noires de manière déshumanisée et primitive », reprenant des stéréotypes coloniaux profondément blessants.

Les destinataires visés par cette attaque

Les députés Nadège Abomangoli, Danièle Obono, Aly Diouara et Carlos Martens Bilongo ont été les destinataires directs de ce courrier haineux. Le document mentionne également le nom du nouveau maire de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, Bally Bagayoko, ainsi que celui de Jean-Luc Mélenchon, figure emblématique de La France insoumise.

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Une inscription particulièrement insultante, « échappés du zoo de Beauval », figure sur ce courrier, comme l'a précisé le communiqué du parti. Cette formulation renforce le caractère déshumanisant et raciste de l'attaque.

Une condamnation unanime exigée

« Une telle attaque, raciste négrophobe est absolument inacceptable et appelle une condamnation unanime de l'ensemble de la classe politique », a réclamé La France insoumise dans son communiqué. Le parti insiste sur la nécessité d'une réponse ferme et collective face à ce type d'agressions.

Un contexte de campagne raciste persistante

Pour LFI, ces messages haineux ne constituent pas des actes isolés. Ils s'inscrivent, au contraire, dans un contexte de campagne raciste persistante qui dure depuis l'élection de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis. Le parti dénonce une atmosphère toxique qui vise spécifiquement les élus noirs et les personnes racisées.

La formation politique estime que ces courriers s'inscrivent dans un « continuum de violences (symboliques et physiques) et de discriminations dont sont victimes au quotidien les personnes noires et racisées ». LFI accuse par ailleurs le gouvernement de refuser de reconnaître et de combattre efficacement ces phénomènes de racisme structurel.

Cet incident met en lumière les défis auxquels sont confrontés les élus issus de la diversité en France et soulève des questions cruciales sur la lutte contre le racisme dans le débat public et la vie politique nationale.

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