Élian Potier témoigne contre le harcèlement scolaire à la Cité scolaire
Témoignage d'Élian Potier sur le harcèlement scolaire

Un témoignage poignant sur le harcèlement scolaire

Ce mardi 21 avril, la Cité scolaire a accueilli Élian Potier, vice-président de l'association Faire face contre le harcèlement. Cette organisation a été fondée par Gabriel Attal et Béatrice Le Blay, la mère de Nicolas, un jeune qui s'est suicidé après avoir été harcelé. Élian Potier a évoqué les noms de Lindsay, Camélia et d'autres victimes, dont les histoires résonnent douloureusement dans l'actualité.

Un parcours personnel marqué par la souffrance

Âgé de 23 ans, Élian Potier est venu témoigner de son propre vécu. Lui aussi a subi le harcèlement scolaire, tentant de le cacher et de le normaliser comme un simple mauvais moment à passer. Avec pudeur, il a raconté sa douleur persistante, mais aussi son chemin vers la résilience. Grâce à la détermination de ses parents et un changement d'établissement, il a pu surmonter cette épreuve.

Il explique : « Après, j'avais le choix : oublier ou essayer de comprendre. » Il a opté pour la seconde option, créant en 2019 sa première association, Urgence harcèlement. À l'époque, le sujet était peu discuté et mal reconnu par la justice. Son message principal reste : « Le harcèlement n'est pas une fatalité, on peut s'en sortir. »

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Des chiffres alarmants et une action quotidienne

Élian Potier incarne cette possibilité de s'en sortir. Aujourd'hui, il s'engage presque quotidiennement dans la lutte. L'an passé, l'association Faire face, qu'il copréside avec Gabriel Attal et Béatrice Le Lay, a rencontré 17 000 jeunes. Devant les lycéens de seconde de la Cité scolaire, il a partagé des statistiques édifiantes : sur 12 millions d'élèves en France, près d'un million est confronté au harcèlement, soit environ trois élèves par classe de 30.

Le harcèlement scolaire, qu'il soit physique, moral ou cyber, est puni par la loi depuis 2022. Delphine Euvé, proviseure de l'établissement, note que depuis le début de l'année scolaire, huit situations de harcèlement ont été identifiées, dont six en collège et deux en lycée. La Cité scolaire s'est saisie du problème depuis plusieurs années, intégrant le programme pHARe (Plan de prévention du harcèlement) de l'Éducation nationale.

Des outils concrets pour agir

Claire Fauché, professeure d'espagnol et référente du programme, explique que le travail consiste à aiguiser le regard des élèves sur ce qui est normal ou non. Beaucoup, comme Élian Potier, réalisent grâce à ces échanges qu'ils ont eux-mêmes été confrontés au harcèlement durant leur scolarité.

Pour ceux qui peinent à en parler à leurs parents, amis ou professeurs, Élian Potier rappelle l'importance du numéro 30 18. Accessible via téléphone ou un chat en ligne avec de vraies personnes, cette plateforme permet aussi de signaler et faire supprimer des contenus web en une demi-heure grâce à une application dédiée.

Cette intervention souligne l'urgence de continuer à briser le silence autour du harcèlement scolaire, en offrant des ressources et un espace de parole aux jeunes affectés.

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