Suppression d'un poste de français à Tardets-Sorholus : inquiétude et mobilisation en milieu rural
Suppression poste français à Tardets-Sorholus : mobilisation

Suppression d'un poste de français à Tardets-Sorholus : une décision qui inquiète profondément

L'annonce de la suppression potentielle d'un poste d'enseignant de français à l'école de Tardets-Sorholus pour la rentrée prochaine suscite une vive inquiétude et une mobilisation immédiate des familles et des élus locaux. Cette décision, perçue comme relevant d'une logique purement comptable, met en lumière les défis spécifiques de l'enseignement en milieu rural et soulève des questions sur l'avenir des écoles dans ces territoires.

Une méthode jugée inadaptée au contexte local

Selon Pascal Leonardi, représentant des parents d'élèves du SRPI Basaburua, la décision de supprimer ce poste repose sur un calcul « très arithmétique » des effectifs moyens d'élèves par enseignant. Une approche qu'il estime incohérente dans le cadre particulier du regroupement pédagogique intercommunal. En effet, l'école de Tardets-Sorholus fait partie d'un dispositif qui inclut également les établissements de Montory et Licq-Athérey, couvrant ainsi 13 communes rurales souvent éloignées les unes des autres.

Cette configuration géographique implique des déplacements réguliers entre les différents sites, compliquant considérablement l'organisation pédagogique. De plus, l'enseignement, qu'il soit bilingue ou unilingue, limite fortement les possibilités de réorganisation des classes, rendant toute suppression de poste particulièrement problématique.

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Des effectifs et des conséquences préoccupantes

Au total, environ 80 élèves sont scolarisés sur l'ensemble du regroupement, dont une quarantaine à Tardets-Sorholus. La décision de suppression semble faire suite à une baisse ponctuelle des effectifs, liée principalement au départ d'élèves vers la classe de sixième, avec peu d'arrivées annoncées pour l'année prochaine. « Mais l'administration ne se projette pas sur les années suivantes », regrette Pascal Leonardi, soulignant ainsi le manque de vision à long terme.

Pour les familles, la suppression de ce poste aurait des conséquences graves, notamment dans des classes à plusieurs niveaux où l'accompagnement individuel des élèves constitue déjà un défi majeur. « On nous parle souvent de priorité donnée à l'école primaire et de revitalisation des territoires ruraux, mais cette décision va à l'encontre de ces objectifs », estime le représentant des parents.

Une mobilisation active et des actions concrètes

Face à cette menace, les parents d'élèves ont décidé de se mobiliser activement. Plusieurs actions sont envisagées pour alerter la population et les autorités :

  • Organisation de rassemblements publics pour exprimer leur opposition.
  • Mise en place d'affichages informatifs dans les communes concernées.
  • Actions de sensibilisation pour informer sur les enjeux de cette suppression.

Parallèlement, les élus des 13 communes du SRPI doivent rencontrer l'inspection de l'Éducation nationale le 23 mars, tandis que les parents d'élèves seront reçus le 24 mars. La décision finale est attendue pour le 30 mars, laissant peu de temps pour faire entendre leurs voix.

Une pétition pour le maintien du poste

Pour amplifier leur mouvement, une pétition en ligne a été lancée afin de demander le maintien du poste d'enseignant de français. Cette initiative vise à rassembler un maximum de soutiens et à démontrer l'importance de cette question pour la communauté éducative et les habitants de la région. La mobilisation dépasse ainsi le cadre strictement local pour toucher un public plus large, sensible aux enjeux de l'éducation en milieu rural.

Cette situation met en lumière les tensions entre les impératifs budgétaires et les besoins réels des territoires ruraux en matière d'éducation. Elle interroge également sur la capacité des institutions à adapter leurs décisions aux spécificités locales, notamment dans des contextes où la démographie et la géographie posent des défis uniques. L'issue de cette mobilisation pourrait avoir des répercussions significatives sur l'avenir de l'école à Tardets-Sorholus et, par extension, sur d'autres établissements ruraux confrontés à des problématiques similaires.

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