Sète : Colère des parents contre la fermeture de classes dans trois écoles du centre-ville
Sète : Parents en colère contre la fermeture de classes

Sète : Une mobilisation massive contre la fermeture de classes dans les écoles du centre-ville

Ce mardi 7 avril, environ 200 personnes se sont rassemblées place de la mairie de Sète pour exprimer leur colère face à la fermeture annoncée de classes dans trois écoles du centre-ville : Arago, Michelet et Renaissance. Parmi les manifestants, on comptait de nombreux parents d'élèves, des membres du corps enseignant et des écoliers, tous unis pour défendre l'avenir de l'éducation locale.

Un projet de carte scolaire qui suscite l'inquiétude

La future carte scolaire, décidée par l'éducation nationale et l'académie de Montpellier, prévoit la suppression de classes à la rentrée prochaine. Thomas Garnier, représentant des parents d'élèves, a affirmé : "Nous sommes contre ce découpage et nous défendons le maintien de ces classes. Ces décisions auront un impact sur les conditions d'apprentissage des enfants et d'enseignement à Sète." Le Conseil social d'administration de l'académie de Montpellier doit se prononcer sur cet ajustement ce mardi, ajoutant une urgence à la mobilisation.

Des arguments démographiques contestés par les parents

L'académie justifie ces fermetures par une évolution démographique défavorable, avec moins d'enfants scolarisés dans le centre-ville. Cependant, les parents d'élèves contestent ces chiffres, soulignant que les projections sont basées sur des effectifs d'octobre, largement sous-estimés. Thomas Garnier explique : "Vous avez en moyenne 22 élèves par classe à Arago et Renaissance. Si une classe est supprimée, on passerait à au moins 26 élèves, ce qui rendrait la gestion difficile, surtout avec des élèves en difficulté ou des handicaps." De plus, les écoles concernées sont situées en quartier prioritaire, ce qui accentue les besoins spécifiques.

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Une mobilisation plus large contre les suppressions de postes

Au-delà de Sète, les manifestants protestent contre le projet national de suppressions de postes dans l'éducation nationale. Le syndicat FO, présent lors du rassemblement, a relayé des chiffres alarmants : 2 000 postes supprimés dans le premier degré et 2 000 dans le second degré. Les parents d'élèves appellent à être associés, aux côtés des enseignants, à la redéfinition de la carte scolaire, insistant sur la nécessité de prendre en compte les nouveaux besoins éducatifs.

Un appel au soutien politique et une détermination à poursuivre le combat

Les participants à la manifestation espèrent un soutien du maire, Hervé Marquès, pour influencer l'académie et l'éducation nationale. Thomas Garnier ajoute : "On espère qu'il va appuyer dans notre sens, mais ce n'est qu'une étape. Quelle que soit l'issue aujourd'hui, il faudra continuer à se battre. On ne va obtenir, au mieux, qu'un sursis." Cette mobilisation souligne l'importance de préserver la qualité de l'enseignement dans une période de restrictions budgétaires.

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