Saint-Raphaël lance un plan municipal pour les maths à l'école
Saint-Raphaël : un plan municipal pour les maths à l'école

La municipalité de Saint-Raphaël a lancé un Plan municipal des mathématiques et du raisonnement, destiné aux écoliers du primaire, en réaction aux derniers résultats de l'enquête Pisa qui placent les élèves français à leur plus bas niveau, notamment en mathématiques. La délibération, présentée lors du conseil municipal du 30 septembre, a été adoptée à la majorité, les élus du groupe Ma ville, ma planète votant contre.

Un plan en six axes pour les écoles primaires

Henri Leblanc, conseiller municipal délégué à l'éducation, a présenté le dispositif : « Si les programmes relèvent de l'état, la commune, propriétaire et gestionnaire des écoles primaires et responsable des temps périscolaires, concourt directement à l'environnement éducatif des enfants ». Il a précisé : « Après le plan en faveur de la langue française et la Grande dictée annuelle, la Ville propose un volet symétrique consacré aux mathématiques ».

Le plan se déploie en six axes : l'équipement des classes, la pratique quotidienne sur le temps périscolaire, un parcours mathématiques dans la ville avec un Défi maths annuel, l'accompagnement des familles, l'attractivité du territoire pour les enseignants, et des stages de vacances pour les élèves en difficulté, en priorité. La délibération précise que ces actions pourraient également se dérouler sur le temps scolaire, « avec l'accord des autorités académiques ».

L'opposition dénonce un « hors sujet » et réclame d'autres priorités

Le groupe d'opposition Ma ville, ma planète a vivement critiqué ce plan. Guillaume Ollier, élu minoritaire, a déclaré : « Nous pensons que les habitants de Saint-Raphaël préféreraient un maire qui met son énergie et les ressources de la Ville pour des missions liées à ses responsabilités ». Il a détaillé ses priorités : « réparer les routes et les trottoirs, créer des pistes cyclables et continuer à les sécuriser, faire respecter le Plan local d'urbanisme et cesser les abattages d'arbres, arrêter le matraquage fiscal avec la taxe foncière, désendetter notre commune et, s'agissant de la scolarité de nos enfants, rénover et isoler les bâtiments des écoles afin qu'ils puissent étudier dans de bonnes conditions ».

L'élu a conclu par une apostrophe au maire : « élève Masquelier, concentrez-vous sur vos devoirs et vos mauvaises notes. Cessez de divertir vos camarades pour vous rendre intéressant ».

Le maire répond et assume la différence

Le maire Frédéric Masquelier a répondu en filant la métaphore scolaire, qualifiant l'intervention de son opposant de « hors sujet » et de « zéro pointé ». Il a défendu le plan : « c'est justement la responsabilité d'un maire que de s'occuper des enfants. Nous gérons déjà le temps extra-scolaire et nous participons ainsi à la transmission du savoir ». Il a ajouté, à l'adresse de l'opposition : « Je comprends que ça ne vous plaise pas, vous qui avez des représentants LFI sur votre liste, vous préférez sans doute voir la jeunesse manifester et brûler des poubelles. Effectivement c'est une différence entre nous que nous assumons ».

Bien que le maire ait estimé que « ce type de délibération devrait entraîner l'unanimité », le groupe Ma ville, ma planète a voté contre. Le plan est donc adopté, et la municipalité pourra commencer à le mettre en œuvre, en commençant par les stages de vacances pour les élèves en difficulté.