Un procès interactif pour sensibiliser les collégiens varois à la justice pénale des mineurs
Ce jeudi, le collège Yves-Montand de Vinon-sur-Verdon a accueilli un événement pédagogique original et immersif. Un procès pénal interactif a été organisé dans le cadre du conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la sécurité (CISPD) de la communauté de communes de Provence Verdon, avec le concours du conseil départemental de l’accès au droit de Toulon (CDAD). Ce projet ambitieux a concerné l’ensemble des élèves de 4e, soit 180 collégiens, avec un objectif clair : sensibiliser les jeunes à la justice pénale des mineurs, aux conséquences de leurs actes et prévenir les comportements à risque.
Travail pédagogique en amont pour une compréhension approfondie
Avant la mise en scène du procès, les élèves ont bénéficié de plusieurs interventions éducatives menées par des professionnels du droit et de la justice, avocats et éducateurs. Une première série était consacrée à la prévention et la lutte contre le harcèlement scolaire et le cyberharcèlement, avec notamment la participation d’une éducatrice de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Puis une seconde série d’interventions a abordé le thème de la justice pénale des mineurs en France, animée par une avocate du barreau de Draguignan et une éducatrice de la PJJ. Ces séances ont permis aux élèves de mieux comprendre le fonctionnement de la justice avant la simulation, renforçant ainsi l’impact éducatif de l’événement.
Un tribunal reconstitué pour une immersion réaliste
Le jour J, le gymnase de Vinon-sur-Verdon a été transformé en tribunal pour enfants, offrant aux élèves une immersion réaliste et captivante. La présidente du CDAD, également présidente du tribunal judiciaire de Toulon, a incarné le rôle de juge des enfants aux côtés de deux assesseurs, d’une élève magistrate et deux avocats, renforçant ainsi le réalisme de l’audience. Le scénario du procès portait sur une affaire de harcèlement et de violences entre mineurs. Un élève était jugé pour avoir agressé et harcelé un autre collégien, qu’il accusait de surveiller sa petite amie sur les réseaux sociaux. Les rôles de l’auteur des faits, de la victime et du témoin ayant filmé la scène ont été joués par des élèves. Ont également été entendus les parents et les éducatrices.
Un verdict éducatif pour marquer les esprits
À l’issue des débats, le tribunal s’est retiré pour délibérer avant de rendre son verdict : le tribunal reconnaît coupable l’auteur des faits reprochés et le condamne à une mesure judiciaire éducative pour 2 ans et son placement pour un an et une interdiction d’entrer contact avec la victime. Les collégiens ont été attentifs tout au long de cette démonstration, qui devrait servir à atténuer les intentions de certains élèves et à les sensibiliser aux conséquences juridiques de leurs actions. Cette initiative innovante souligne l’importance de l’éducation à la citoyenneté et à la justice dans les établissements scolaires.



