Pont-Saint-Esprit : les parents d'élèves mobilisés contre la fermeture d'une classe à l'école Jules-Ferry
Parents mobilisés contre la fermeture d'une classe à Pont-Saint-Esprit

Une mobilisation vigoureuse contre la suppression d'une classe à l'école Jules-Ferry

Vendredi 10 avril 2026, aux alentours de 8 h 30, les parents d'élèves de l'école Jules-Ferry à Pont-Saint-Esprit se sont rassemblés devant le portail de l'établissement pour exprimer leur ferme opposition à la fermeture d'une classe prévue pour la rentrée scolaire de septembre 2026. Cette manifestation s'inscrit dans un contexte plus large où l'État prévoit de supprimer 62 classes dans le département du Gard, affectant également l'école Marcel-Pagnol à Pont-Saint-Esprit.

Des conséquences préoccupantes pour les élèves

Les représentantes des parents d'élèves, Ingrid Barthélémy et Jennifer Sigel, ont souligné les risques majeurs liés à cette décision. "La classe supprimée est une classe de moyenne/grande section, ce qui pourrait conduire à terme à des classes à triple niveau, surchargées, avec moins de temps pour les élèves qui nécessitent un accompagnement plus soutenu", expliquent-elles. L'école Jules-Ferry compte actuellement 103 élèves, avec une moyenne de 19,75 enfants par classe, un chiffre qui pourrait grimper à 26 ou 27 élèves après la suppression.

Un contexte local spécifique aggravant la situation

Les parents mettent en avant les particularités de leur établissement situé en zone de quartiers prioritaires. "Il y a des enfants en situation de handicap ou en difficulté qui ont besoin d'un suivi plus attentif. De plus, nous accueillons un effectif migrant, et si ces élèves sont absents le jour du comptage officiel, cela fausse considérablement les décomptes", poursuivent les représentantes. Cette précarité rend la suppression de classe particulièrement problématique pour l'équité éducative.

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Une action symbolique pour interpeller les autorités

Après leur rassemblement matinal, les parents d'élèves ont investi l'école pour toute la matinée, transformant l'espace éducatif en lieu de revendication. Cette occupation pacifique visait à marquer leur détermination et à interpeller directement l'Éducation nationale sur les conséquences concrètes de cette mesure. La mobilisation s'inscrit dans un mouvement plus large de contestation dans le Gard, où plusieurs établissements scolaires expriment leur inquiétude face aux réductions de moyens.

Cette action collective démontre l'engagement profond des familles pour défendre la qualité de l'enseignement public et l'accompagnement personnalisé des élèves les plus vulnérables. Les parents restent déterminés à faire entendre leur voix jusqu'à la rentrée de septembre 2026, espérant une révision de la décision administrative.

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