Mobilisation à Villeton contre la suppression d'un poste d'enseignant dans le RPI
Parents et élus mobilisés contre la fermeture de classe à Villeton

Une mobilisation citoyenne pour défendre l'école rurale

Une cinquantaine de parents d'élèves, d'enseignants, d'élus locaux et de représentants syndicaux se sont rassemblés mardi 17 mars devant l'école des Trois-Vallées à Villeton. Cette manifestation visait à exprimer un ferme désaccord face à la suppression programmée d'un poste d'enseignant au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) qui unit les communes de Villeton, Monheurt, Saint-Léger et Razimet.

Des slogans percutants pour une cause essentielle

Les banderoles déployées lors du rassemblement traduisaient avec force l'inquiétude des familles. « Touche pas à notre école », « Ma classe = mon avenir » ou encore « Nos enfants ne sont pas des sardines » résumaient l'opposition à une éventuelle fermeture de classe. Cette action publique faisait suite à une réunion d'information organisée le mardi 11 mars dans la salle des fêtes de Razimet, démontrant une mobilisation qui s'organise et se structure.

Mélodie Rinaudo, porte-parole des neuf délégués de parents d'élèves, a annoncé que le mouvement ne s'arrêterait pas là. « Nous avons demandé une audience auprès du directeur académique des services de l'Éducation nationale avant le lundi 30 mars », a-t-elle insisté. Les maires des quatre communes concernées, présents lors de la manifestation, ont quant à eux affirmé leur pleine solidarité avec cette initiative citoyenne.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des arguments solides contre la suppression

La contestation s'appuie sur des données chiffrées concrètes. Les effectifs actuels des cinq classes du RPI s'élèvent à 97 élèves, avec une prévision de 94 enfants pour la rentrée de septembre 2024. « Il n'y a pas de véritable baisse d'effectifs pour justifier une fermeture », a souligné Sandrine Tastayre, représentante du syndicat SNUipp47. Elle a ajouté que des inscriptions supplémentaires étaient attendues durant l'été, renforçant l'illégitimité de la mesure.

La configuration pédagogique future, avec une classe en moins, est jugée problématique. La répartition des élèves deviendrait moins confortable et des postes d'agents municipaux dans les classes maternelles pourraient également être remis en cause, affectant la qualité de l'accueil des plus jeunes.

Un calendrier administratif décisif

Les prochaines semaines seront cruciales pour l'avenir de l'école. Plusieurs instances vont se prononcer sur la carte scolaire proposée :

  • Le lundi 30 mars, une réunion du comité social académique pour le Lot-et-Garonne est prévue.
  • Le vendredi 3 avril, le conseil départemental de l'Éducation nationale rendra un avis consultatif.
  • Enfin, un arrêté préfectoral officialisera la liste définitive des fermetures et ouvertures de classes.

Les maires mobilisés sont Alain Dalla Maria pour Villeton, José Armand pour Monheurt, Daniel Teullet pour Razimet et Bernard Sauboi pour Saint-Léger. Leur présence unie symbolise l'importance de cet enjeu pour l'ensemble du territoire intercommunal et la vitalité de ses services publics essentiels.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale