Une mobilisation parentale déterminée pour défendre l'école rurale
Dans les communes d'Arsague, Bonnegarde, Castel-Sarrazin et Marpaps, regroupées au sein du RPI ABCM, les parents d'élèves ont intensifié leur combat contre la fermeture programmée d'une classe pour la rentrée scolaire de 2026. Toute la semaine dernière, leur mouvement s'est amplifié, avec des actions quotidiennes visant à alerter les élus et l'opinion publique sur les conséquences dramatiques de cette décision.
Des actions symboliques et une pétition qui dépasse les 1000 signatures
Chaque matin, à tour de rôle, les parents ont investi la cour de l'une des trois écoles du regroupement, retardant symboliquement le début des cours pour marquer leur opposition. Le soir, ils ont interpellé les automobilistes et recueilli des soutiens pour leur pétition, qui a désormais franchi le cap du millier de signatures. Cette mobilisation témoigne d'une inquiétude profonde face à l'avenir des écoles rurales.
Des inquiétudes fondées sur la réalité du terrain
Les familles dénoncent une situation déjà fragile, exacerbée par le manque d'AESH (accompagnants d'élèves en situation de handicap) et l'absence de personnels spécialisés. "Nous refusons de voir sacrifier nos écoles rurales", affirment-ils avec force. Une mère, membre de l'Association des parents d'élèves, interrogée sur Radio MDM, a souligné les difficultés rencontrées par les enseignants en milieu rural, contraints de s'adapter à ces carences.
Les parents critiquent vivement les arguments économiques avancés pour justifier la fermeture. "On nous parle d'économies, mais c'est l'avenir des enfants qui est en jeu. Leur éducation ne devrait pas être une dépense, mais un investissement", regrettent-ils, mettant en avant l'impact négatif sur la qualité de l'enseignement et le bien-être des élèves.
Un rassemblement concluant en présence d'élus locaux
La semaine de mobilisation s'est achevée, samedi 28 février, par un rassemblement à Arsague, en présence du député Boris Vallaud et de la présidente de la Communauté de communes, Mme Fournadet. Cet événement a permis aux parents d'exprimer directement leurs préoccupations aux représentants politiques, renforçant leur détermination à poursuivre le combat.
Les parents préviennent qu'ils ne lâcheront rien et resteront mobilisés jusqu'au bout, prêts à multiplier les actions pour défendre l'éducation de leurs enfants et préserver les écoles de leur territoire. Cette affaire illustre les défis persistants de l'éducation en zone rurale et la résistance des communautés face aux décisions administratives perçues comme menaçantes.



