Parcoursup : Une mère à Villeveyrac contrainte de briser le rêve infirmier de sa fille
Parcoursup : Une mère brise le rêve infirmier de sa fille

Parcoursup : Le casse-tête financier d'une mère à Villeveyrac

La plateforme Parcoursup, qui gère les affectations des lycéens dans l'enseignement supérieur, suscite chaque année des réactions vives en raison de ses décisions parfois perçues comme incohérentes. Un exemple poignant émerge de Villeveyrac, où une mère célibataire, Marilyne Lambert, se trouve confrontée à un dilemme déchirant.

Une déception amère le jour des résultats

Le 2 juin, les résultats Parcoursup ont provoqué une vague de déception chez les jeunes lycéens. Pour Louise, une lycéenne en Terminale ST2S au lycée privé Saint-Joseph de Sète, ce jour a été marqué par des pleurs et de l'incompréhension. Elle s'est vue refusée ou placée en liste d'attente dans tous les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (Ifsi) de l'Hérault, malgré un dossier étoffé.

Louise a pourtant été acceptée dans des Ifsi à Mende, Bagnols-sur-Cèze et Grenoble. Cependant, Marilyne Lambert, mère de deux enfants et salariée au Yacht-club de Mèze, ne dispose pas de revenus suffisants pour financer un logement éloigné. "Si elle va à Mende par exemple, il lui faut un logement, le permis, la voiture, l'assurance qui va avec... Ce n'est juste pas possible. La bourse Parcoursup de 500 euros par mois ne suffit pas", constate amèrement la Villeveyracoise.

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Un rêve d'infirmière mis en péril

Habitant à Villeveyrac, Louise avait choisi de s'orienter tôt vers le domaine médical, avec pour objectif de devenir infirmière puéricultrice dans l'Hérault. Pour maximiser ses chances, sa mère a investi dans sa scolarité au lycée privé de Sète, à 1 000 euros par an, et Louise a multiplié les stages et formations, comme le PSC1.

Malgré ces efforts, les affectations Parcoursup ont créé une situation injuste. Louise explique : "On a les mêmes notes (13 de moyenne générale), elle a été prise à Sète où moi je veux aller et moi j'ai été prise à Grenoble là où elle veut aller, c'est injuste." Cette incohérence ajoute à la détresse familiale.

Une impasse financière et émotionnelle

Marilyne Lambert se sent impuissante face à cette situation. "Je ne me sens pas bien à l'idée de lui dire qu'elle va devoir abandonner son rêve parce que je ne peux pas payer", se désole-t-elle. Elle passe des soirées à chercher des solutions, mais sans succès, car une affectation hors de l'Hérault semble financièrement insurmontable.

Alors que Louise passe ses épreuves du baccalauréat, elle surveille avec espoir les places libérées dans ses Ifsi préférentiels, avec une date butoir au 10 juillet. Cette histoire met en lumière les défis des familles modestes face au système Parcoursup, où les rêves professionnels peuvent être brisés par des contraintes économiques.

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