Une nouvelle fermeture de classe menace l'école élémentaire de Sauveterre-de-Guyenne
Après la suppression d'un poste à l'école maternelle en septembre dernier, une nouvelle fermeture de classe est désormais envisagée à l'école élémentaire de Sauveterre-de-Guyenne. Cette décision provoque une vive opposition de la part du maire, Christophe Miqueu, et des parents d'élèves, qui dénoncent une mesure brutale fondée sur des prévisions d'effectifs contestables.
Des prévisions d'effectifs remises en question
La fermeture projetée repose sur une prévision de 139 élèves à la rentrée, indiquant une baisse de 13 élèves. Cependant, les effectifs constatés au 16 septembre 2025 s'élevaient à 152 élèves, un niveau qui ne traduit pas une diminution brutale de la fréquentation scolaire. Le maire Christophe Miqueu souligne que cette projection doit être appréciée avec prudence, d'autant que les élèves relevant du dispositif Ulis, nécessitant une attention pédagogique renforcée, n'ont pas été comptabilisés dans ces estimations.
Impacts sur la qualité de l'enseignement
L'augmentation des effectifs par classe qui résulterait de cette fermeture aurait des conséquences immédiates sur l'organisation pédagogique et la qualité de l'enseignement. Le suivi individualisé des élèves serait compromis, la gestion de l'hétérogénéité des classes deviendrait plus complexe, et les conditions de travail des professeurs se dégraderaient significativement. Cette situation contredit les politiques d'aménagement du territoire prônées par le gouvernement, qui visent à anticiper les fermetures de classes sur plusieurs années pour éviter des décisions précipitées.
Une opposition ferme de la commune et des parents
Face à cette menace, la commune de Sauveterre-de-Guyenne, aux côtés des parents d'élèves et de la communauté éducative, exprime sa plus vive opposition au projet de fermeture. Elle appelle les services de l'éducation nationale à reconsidérer cette décision et reste pleinement mobilisée pour défendre son école, ses élèves et un enseignement de qualité. Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte où les petites communes rurales luttent pour préserver leurs services éducatifs essentiels.



