Collège Fontcarrade de Montpellier : une mobilisation pour réclamer des moyens supplémentaires
Ce mardi 7 octobre, une quarantaine de manifestants, comprenant des enseignants et des parents d'élèves, se sont rassemblés devant le collège Fontcarrade à Montpellier. Leur objectif était de dénoncer des conditions de travail et d'accueil qualifiées d'inadmissibles, avec une demande pressante pour davantage de moyens, en particulier pour l'accompagnement des élèves en situation de handicap.
Une protestation symbolique et déterminée
Dès 7h45, le personnel et les parents étaient prêts à faire entendre leurs voix. À 11h, ils se sont déplacés vers le rectorat de l'académie de Montpellier, situé rue de l'Université en centre-ville, pour interpeller les autorités académiques. Pour marquer leur mécontentement, certains manifestants ont brandi des baguettes magiques et porté des robes de sorciers, une réaction épidermique suite à des déclarations du Dasen indiquant que le rectorat n'était pas magicien pour fournir plus de moyens.
Des témoignages accablants sur le manque de soutien
Philippe Pacheco, enseignant représentant du conseil d'administration et membre du syndicat Sud Éducation 34, a insisté sur la nécessité de moyens supplémentaires pour les élèves. Christelle Faure, également enseignante et membre du SNFOLC 34, a souligné que trois AESH (Accompagnants des élèves en situation de handicap) étaient en arrêt maladie sans remplacement, et que deux postes supplémentaires manquaient pour répondre aux besoins.
Monique Demante, porte-parole de l'association Une École en avenir et mère d'un élève de primaire, a déploré que les élèves en situation de handicap soient abandonnés dans des classes de 32 enfants, mettant en difficulté toute la communauté éducative. Stéphanie Susini, enseignante, a rapporté que sur 25 élèves, 14 présentaient des troubles nécessitant un accompagnement absent.
L'épuisement des enseignants et la réponse des autorités
Maria Caterina, professeure d'italien, a exprimé son découragement, évoquant des conditions qui rendent la profession insoutenable à long terme. Selon le personnel, le collège n'attire plus les élèves en situation de handicap en raison du manque de soutien personnalisé.
Contactée, la directrice académique Catherine Côme a affirmé que les échanges avec le personnel avaient été respectueux et apaisés, mais a maintenu que la dotation du collège resterait la même. Elle a expliqué que les arrêts maladie ne pouvaient être compensés par un soutien financier immédiat, et qu'un réajustement ne serait envisagé que l'année prochaine, tout en se disant prête à rencontrer à nouveau les enseignants si nécessaire.
Un ras-le-bol général face à des ressources insuffisantes
Cette mobilisation traduit un ras-le-bol général face à une équipe de vie scolaire insuffisante et à l'épuisement des enseignants. Les manifestants réclament urgemment du soutien pour assurer une éducation inclusive et de qualité, mettant en lumière les défis persistants dans le système éducatif français.



