Anaïs Desprez, Miss Lumière Normandie 2026, de retour à Bagnols
Miss Lumière Normandie 2026 de retour à Bagnols

Anaïs Desprez, Miss Lumière Normandie 2026, est revenue vendredi 9 octobre au lycée Sainte-Marie de Bagnols-sur-Cèze, où elle avait été scolarisée. Face à une cinquantaine d'élèves, elle a échangé sur son parcours et les épreuves traversées, notamment le harcèlement scolaire.

Un retour aux sources chargé d'émotion

Ancienne élève du lycée professionnel Sainte-Marie, Anaïs Desprez a souhaité transmettre un message d'espoir : « Malgré toutes les épreuves que l'on traverse, il y a toujours moyen de les surmonter. » Originaire de Normandie, plus précisément des Andelys, une commune d'environ 7 000 habitants située dans l'Eure, elle a suivi sa mère à Pont-Saint-Esprit après la séparation de ses parents et a été scolarisée à Bagnols-sur-Cèze.

Sa scolarité a été marquée par des difficultés : « J'ai été victime de harcèlement scolaire, de revenge porn de la part de mon ex-petit ami », confie-t-elle. Elle ajoute : « J'étais aussi quelqu'un de colérique, pour me protéger je gardais toute une carapace autour de moi. »

Le concours Miss Lumière, un tremplin pour porter sa voix

Diplômée il y a cinq ans, Anaïs a quitté le Gard rhodanien pour retrouver sa Normandie natale. Son engagement est né d'une envie profonde : « J'ai toujours eu l'envie d'aider les autres. Je trouve ça gratifiant de les pousser à surmonter leurs difficultés, notamment ceux qui souffrent de harcèlement. »

Malgré des expériences contrastées avec d'autres concours de beauté, elle a choisi de s'inscrire à Miss Lumière Normandie, un concours ouvert à toutes les femmes sans critères restrictifs, où « la beauté réside dans le parcours de vie, la force intérieure, la personnalité et la capacité à rayonner », selon l'organisateur. Elle a remporté le titre en mars dernier.

Un témoignage qui résonne auprès des élèves et des enseignants

À l'occasion du concours national, prévu samedi 17 octobre à Montpellier, Anaïs est revenue dans son ancien lycée pour témoigner. Une lycéenne a confié : « Ce que je retiens, c'est que, dans la vie, même si on n'a pas forcément de soutien, on peut réussir. Ça ne dépend pas des autres mais de nous. »

Charlotte Chevalier, professeure d'écogestion, se souvient : « À l'époque, Anaïs avait beaucoup de colère en elle, elle avait besoin de bienveillance. Mais elle a eu une belle évolution. Son profil me fait penser à certains de nos élèves aujourd'hui. C'est une génération qui vit dans une période compliquée, incertaine. C'est notre rôle de nous adapter à eux pour les valoriser un maximum. »