Une mobilisation syndicale contre les coupes budgétaires dans l'Éducation en Gironde
Ce mardi 10 mars, une centaine de professionnels de l'Éducation nationale se sont rassemblés devant le rectorat de Bordeaux pour protester contre l'annonce de 70 suppressions de postes dans les écoles, collèges et lycées du département de la Gironde. Cette manifestation, organisée par une large intersyndicale regroupant la FSU, la CGT, l'UNSA, Sud, la CFDT et FO, a rassemblé enseignants, personnels administratifs, surveillants et accompagnants d'élèves en situation de handicap.
Les chiffres des suppressions de postes
Les mesures contestées prévoient la suppression de 42 postes dans le premier degré, c'est-à-dire dans les écoles maternelles et primaires, et de 28 postes dans le second degré, concernant les collèges et lycées. Ces annonces font suite à l'adoption du budget Lecornu, qui a déclenché une vive réaction de la part des syndicats et des professionnels du secteur éducatif.
Une critique de la politique éducative
Catherine Dudès, cosecrétaire de la FSU, a exprimé son incompréhension face à ces décisions. « On supprime des postes alors que le nombre d'élèves est stable et qu'on a ouvert 11 collèges et deux nouveaux lycées », a-t-elle déclaré. Elle a également rappelé que cette politique s'inscrit dans une continuité de suppressions massives initiées sous les présidences de Nicolas Sarkozy et d'Emmanuel Macron. « On demande juste que ça s'arrête, pas même un plan de rattrapage qui serait pourtant justifié », a-t-elle ajouté, soulignant la modération des revendications syndicales.
Un moment stratégique pour les négociations
La position de l'intersyndicale, bien que modérée, correspond à un moment stratégique crucial. En effet, c'est dans la deuxième quinzaine de mars que les négociations concernant ces disparitions de postes et de classes vont avoir lieu. Cette mobilisation vise donc à influencer les discussions et à défendre la qualité de l'enseignement public face aux réductions budgétaires.
Les manifestants ont insisté sur l'impact négatif que ces suppressions pourraient avoir sur les conditions d'apprentissage des élèves et sur le travail des professionnels de l'éducation. Ils appellent à un arrêt immédiat de cette politique et à une réflexion plus globale sur les besoins réels du système éducatif en Gironde.



