Le mouvement de grève se poursuit avec une forte intensité au lycée général et technologique Maine-de-Biran, situé à Bergerac. Ce mercredi 25 février marque le troisième jour consécutif de mobilisation des enseignants, qui luttent contre une mesure jugée préjudiciable pour l'avenir de l'établissement.
Une mobilisation massive et déterminée
Dès le matin, l'établissement a enregistré un taux impressionnant de 60% de professeurs grévistes, confirmant la détermination du corps enseignant. Cette mobilisation fait suite à un mouvement initié lundi, rapidement soutenu par les élèves dès mardi, avec au moins une centaine de lycéens rejoignant la protestation.
Des manifestations visibles et symboliques
Devant les grilles du lycée, la police a comptabilisé une soixantaine d'élèves et une vingtaine de professeurs manifestant pacifiquement. Parallèlement, quelques dizaines de lycéens se sont rendus en centre-ville de Bergerac, plus précisément sur le marché, pour distribuer des tracts et sensibiliser la population aux enjeux de leur combat.
Le cœur du conflit : une menace sur les emplois
La colère des enseignants trouve son origine dans la suppression programmée de 118 heures de temps de travail à la rentrée 2026. Cette réduction, selon les grévistes, se traduirait inévitablement par une diminution du nombre de postes, affectant directement la qualité de l'enseignement et les conditions de travail au sein du lycée.
Une délégation pour porter la parole
Cet après-midi, une délégation représentant le lycée Maine-de-Biran doit se rendre à Périgueux pour une réunion cruciale avec la direction des services départementaux de l'Éducation nationale. L'objectif est clair : faire valoir leurs arguments en faveur du maintien des postes d'enseignants et tenter de trouver une issue favorable à ce conflit social.
Une issue possible en suspens
Les professeurs, tout en maintenant la pression, pourraient décider de suspendre temporairement le mouvement en attendant la réponse officielle de l'Inspection d'académie. Cette décision sera prise en fonction des avancées et des garanties obtenues lors de la réunion de cet après-midi, qui s'annonce déterminante pour l'avenir de la mobilisation.



