Gard : la colère monte contre la baisse des moyens dans les collèges publics
Gard : colère contre la baisse des moyens dans les collèges

Gard : une mobilisation syndicale et parentale contre la réduction des moyens éducatifs

Ce mardi 17 février, une intersyndicale regroupant la FSU, l'Unsa, la FNEC-FP FO et le SNALC, accompagnée de parents d'élèves, s'est rassemblée devant la Direction des services départementaux de l'éducation nationale à Nîmes. Cette action de protestation vise à dénoncer la baisse significative des moyens alloués aux collèges publics du Gard pour la rentrée 2026, une décision confirmée lors d'un comité social d'administration de repli.

Des conséquences chiffrées alarmantes pour l'enseignement public

Selon Jérôme Amicel du SNES-FSU, la réduction de la dotation horaire globale équivaut à la suppression de 44 postes d'enseignants. Cette mesure entraînera la fermeture de 25 divisions (classes) contre seulement quatre créations, avec une perte anticipée de 626 élèves. Richard, représentant de la FNEC-FP FO, précise que 868 heures seront supprimées dans le département, ce qui correspond à la dotation d'un grand collège. Il souligne que cette baisse représente le double des postes en équivalent temps plein par rapport à l'année précédente, affectant tous les établissements publics gardois.

Un déséquilibre perçu entre public et privé

Les syndicats pointent un déséquilibre inquiétant : les établissements privés catholiques sous contrat subiraient une réduction de moyens moins importante. Cette situation est interprétée comme un favoritisme du Rectorat de Montpellier envers le secteur privé, au détriment de l'attractivité et de la qualité de l'enseignement public. Bien que la baisse démographique ne soit pas contestée, les organisations estiment qu'elle aurait pu être l'occasion de réduire les effectifs par classe pour améliorer l'encadrement des élèves.

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Des impacts concrets sur les projets pédagogiques

La suppression de classes aura des répercussions directes sur les dispositifs éducatifs spécifiques. Des heures dédiées aux classes à projet, ainsi qu'à l'enseignement des langues comme l'allemand et l'italien, et du latin, seront perdues. Déjà, des problèmes émergent dans plusieurs collèges publics d'Alès, de Bagnols-sur-Cèze et du piémont cévenol, selon les syndicats.

Une mobilisation appelée à s'amplifier

Face à cette situation, l'intersyndicale, qui a exprimé son désaccord lors de la réunion au DSDEN du Gard, promet de nouvelles actions. Les syndicats et les parents d'élèves, dont certains du collège des Oliviers à Nîmes présents ce mardi, comptent sur des mobilisations futures pour obtenir des moyens supplémentaires et défendre la qualité de l'éducation dans le département.

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