Dordogne : 29 classes menacées de fermeture, mobilisation contre la carte scolaire 2026
Dordogne : 29 classes menacées de fermeture, mobilisation en cours

Dordogne : une carte scolaire 2026 qui suscite inquiétudes et mobilisations

La Dordogne est actuellement au cœur d'un vif débat éducatif avec l'élaboration de la carte scolaire pour la rentrée 2026 dans les écoles primaires du département. Selon des sources syndicales, pas moins de 29 classes seraient menacées de fermeture, une situation qui a déjà déclenché des mouvements de protestation dans plusieurs établissements.

Des chiffres qui font froid dans le dos

Le projet prévoit la suppression de 11,5 équivalents temps plein, une mesure justifiée officiellement par la baisse démographique et la diminution du nombre d'élèves dans le département. Le résultat définitif devrait être arrêté ce vendredi 3 avril lors du conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN), mais les syndicats anticipent déjà des coupes drastiques dans le système éducatif périgourdin.

Une mobilisation qui prend de l'ampleur

Face à ces perspectives alarmantes, la réaction ne s'est pas fait attendre. Dès mardi 31 mars, un mouvement de grève à l'appel de l'intersyndicale a touché de nombreuses écoles du département. Parmi les établissements concernés par les fermetures potentielles, on compte l'école élémentaire Lakanal à Périgueux, celle de Château-l'Évêque ou encore celle de Saint-Pierre-d'Eyraud, où les protestations se sont déjà organisées.

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Les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) se sont également joints au mouvement, exprimant leur opposition au projet de réorganisation du pôle inclusif d'accompagnement localisé (Pial).

Quelques lueurs d'espoir

Malgré ce tableau sombre, quelques avancées ont été enregistrées lors d'une première réunion tenue lundi. Selon les informations syndicales, six classes auraient été sauvées dans les communes de La Feuillade, Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt, Saint-Médard-de-Mussidan, Saint-Astier (école élémentaire Raymond-Gimel), Trélissac (école élémentaire Émile-Zola) et Pays-de-Belvès.

Le syndicat Snudi-FO nourrit l'espoir d'en sauver trois supplémentaires lors de la dernière réunion prévue ce vendredi 3 avril. Les établissements concernés par ces espoirs de sauvetage se situent à Ribérac, Saint-Front-de-Pradoux et Issigeac.

Un enjeu qui dépasse la simple gestion scolaire

Le cas de l'école d'Issigeac illustre particulièrement les conséquences plus larges de ces fermetures. Cette école, gérée par la Communauté de communes, intègre un dispositif Ulis pour la scolarisation des élèves en situation de handicap. « La fermeture de classe va limiter l'inclusion des élèves Ulis en classe ordinaire », souligne le syndicat Snudi-FO.

Le syndicat ajoute que « tout est pensé à partir de cette école, notamment pour enrayer la déprise rurale », mettant ainsi en lumière l'impact de ces décisions scolaires sur l'aménagement du territoire et la vitalité des zones rurales.

Une mobilisation citoyenne prévue

Pour faire entendre leur voix, parents, enseignants et citoyens ont prévu une mobilisation ce vendredi 3 avril devant la préfecture à Périgueux, à partir de 9h30. Cette manifestation coïncidera avec la réunion du CDEN qui doit statuer sur le sort des classes menacées.

Cette mobilisation témoigne de l'attachement profond des Périgourdins à leur école publique et de leur inquiétude face à ce qui pourrait constituer un affaiblissement significatif du service public d'éducation dans le département.

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