Un nouveau certificat pour officialiser les acquis de la classe préparatoire
À partir de l'été 2025, une innovation majeure va marquer le parcours des étudiants en écoles de management issus des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Pour la première fois, ces diplômés recevront, en complément de leur master, un certificat des arts libéraux (Certificate of Liberal Arts). Cette initiative, lancée sous l'égide de la Conférence des directeurs des écoles françaises de management (CDEFM), vise à valoriser officiellement les compétences spécifiques développées durant les deux années intensives de prépa.
Réparer une anomalie du système éducatif français
Stéphanie Lavigne, directrice générale de TBS Education et vice-présidente de la CDEFM, souligne l'importance de cette démarche. « La classe préparatoire constitue l'une des principales voies d'accès aux grandes écoles, mais ces deux années d'enseignement intensif ne sont pas reconnues par un diplôme », explique-t-elle. Cette singularité française contraste fortement avec le modèle européen, structuré autour des niveaux bac + 3 et bac + 5. Le certificat des arts libéraux comble ainsi un vide, en attestant des aptitudes telles que l'analyse critique, l'esprit de synthèse ou la résolution de problèmes complexes.
Renforcer la cohérence du parcours académique
Au-delà de la simple reconnaissance, ce document a pour objectif de matérialiser le continuum entre la prépa et la grande école. Il transforme la perception des classes préparatoires, qui ne sont plus seulement un sas avant les concours, mais deviennent la première étape d'un parcours cohérent et intégré. Cette évolution répond également aux attentes des employeurs, de plus en plus soucieux de comprendre la valeur ajoutée de ces formations exigeantes.
La mise en place de ce certificat s'inscrit dans un contexte de réflexion sur l'adaptation du système éducatif français aux standards internationaux. En officialisant les compétences transversales acquises en CPGE, les écoles de management espèrent renforcer l'attractivité de leurs formations et offrir une meilleure lisibilité à l'international. Cette initiative pourrait, à terme, inspirer d'autres filières et contribuer à une harmonisation plus large des pratiques au sein de l'enseignement supérieur.



