Blocus à Paul-Valéry : plus de 150 lycéens mobilisés à Sète
Blocus à Paul-Valéry : 150 lycéens mobilisés à Sète

Ce lundi 5 octobre, dès la première heure, plus de 150 lycéens de Paul-Valéry à Sète ont bloqué l'accès à leur établissement. Rassemblés sur le parvis, ils ont mené une action pacifique pour faire valoir leurs revendications, tout en permettant aux collégiens de rentrer dans le lycée.

Les jeunes, très déterminés et soudés, avaient préparé de nombreuses banderoles, dont l'une empruntée à Paul Valéry : « La meilleure façon de réaliser ses rêves est de se réveiller ». Cette citation, fièrement brandie, illustre leur détermination à se faire entendre.

Des revendications connues et partagées

Les lycéens dénoncent plusieurs problèmes : la baisse du nombre d'enseignants, la baisse du pass culture, des emplois du temps trop chargés, la pression de Parcoursup, et ils expriment leur solidarité avec les « jeunes qui ont été gazés par la police ». Ces revendications, communes à de nombreux mouvements lycéens, ont été portées avec force sur le parvis de l'établissement.

Sia, une lycéenne, explique : « On a des classes surchargées, pas de remplacement de profs absents. Même à Paul Va, on se retrouve en spécialité SES élèves à 36 alors qu'on est sensé être 15 à 20. L'hiver dernier, des cours ont dû être annulés car il faisait 10 degrés dans certaines classes. »

Une action pacifique mais déterminée

L'ambiance était bon enfant, sans incidents, avec des prises de parole au micro, des chants et des battles d'aura. Une dizaine de policiers filtrait l'accès au lycée, empêchant tout élément extérieur de s'immiscer. Milan, un autre lycéen, ajoute : « On a voulu mener une action pacifique pour que ça ne finisse pas en débordements comme ailleurs. On est là pour faire valoir nos droits, pas pour entrer dans la violence. Mais évidemment, si on continue à ne pas nous entendre et si le seul moyen de nous faire entendre, c'est la violence, alors… »

La matinée s'est déroulée sans incidents majeurs à Sète. Toutefois, une poubelle a été incendiée devant le lycée de la Mer, après l'utilisation d'un fumigène. Ce mouvement s'inscrit dans une série de blocus dans la région, les lycéens espérant être entendus par les autorités.