Aides financières étudiantes : comment bourses et dispositifs régionaux soulagent les budgets
Bourses nationales, aides régionales ou encore tarifs préférentiels proposés par les collectivités territoriales : de nombreux dispositifs viennent aujourd'hui soulager les étudiants disposant de moyens financiers limités. Ces aides permettent de faire face aux dépenses liées aux études, au logement, à l'alimentation ou encore à la mobilité.
Des bourses nationales qui font la différence
« J'ai effectué la simulation pour l'année prochaine, je vais passer boursier échelon 4 et donc percevoir 350 euros par mois au lieu de 120 actuellement. Cela va véritablement me soulager, c'est certain, j'aurai moins besoin d'utiliser l'argent de mon prêt étudiant », confie Loïc à la sortie d'un restaurant universitaire du campus de Pessac où il a pu bénéficier d'un repas à seulement 1 euro.
Comme cet étudiant de la Kedge Business School, plus de 660 000 étudiants ont obtenu le statut de boursier l'année dernière. Lisa, en première année de sciences du langage à l'université Bordeaux-Montaigne, explique quant à elle : « Je n'ai pas des parents qui gagnent suffisamment d'argent pour me payer un loyer à Bordeaux. En tant que boursière à l'échelon maximal, je touche 635 euros, auxquels il faut ajouter 200 euros d'aides personnalisées au logement (APL). »
Procédures distinctes pour des aides complémentaires
Les démarches pour solliciter ces deux types d'aides sont bien distinctes :
- Pour devenir boursier, il est nécessaire de remplir son dossier social étudiant (DSE) sur le site messervices.etudiant.gouv.fr
- Ce même DSE permet également de formuler une demande de logement en résidence universitaire
- Les aides personnelles au logement (APL) sont quant à elles versées directement par la Caisse d'allocations familiales (CAF)
Aides ponctuelles et dispositifs durables
Certaines aides sont spécifiquement liées à des situations particulières :
- 500 euros sont attribués en une seule fois à un lycéen boursier qui s'apprête à poursuivre ses études en dehors de son académie d'origine
- Le double de ce montant (1 000 euros) est versé à un étudiant qui change d'académie pour son master
D'autres dispositifs s'inscrivent dans la durée, comme l'aide au mérite, réservée exclusivement aux boursiers ayant obtenu la mention « très bien » au baccalauréat. Esther, en troisième année à Sciences Po Bordeaux, précise : « Je la perçois pour la dernière fois cette année, car on ne peut en bénéficier que pendant trois années consécutives. » Son montant s'élève à 900 euros, versés en dix mensualités.
Mobilité internationale et soutien régional
En deuxième année, cette même étudiante a également reçu du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) une aide à la mobilité internationale de 400 euros mensuels pour effectuer un séjour universitaire au Chili. « Ce montant se cumulait avec l'aide de la Région Nouvelle-Aquitaine, qui s'élevait à 2 800 euros, versés en deux fois », détaille-t-elle.
Ses camarades ayant effectué leur mobilité dans le cadre du programme Erasmus+ – donc au sein de l'Europe – ont pu bénéficier en complément d'une bourse de l'Union européenne, dont le montant varie entre 225 et 600 euros mensuels selon les situations individuelles.
Le coup de pouce essentiel des collectivités territoriales
Outre les aides spécifiques pour étudier ou se former à l'étranger, la Région Nouvelle-Aquitaine concentre ses efforts sur trois domaines prioritaires :
- Le transport, avec des tarifs préférentiels pour les moins de 28 ans sur les cars et les trains régionaux
- Les aides favorisant l'insertion professionnelle, qui prennent en charge une partie du coût du Brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur (Bafa) ou du Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA)
- Des aides spécifiques soutenant des projets étudiants à dimension citoyenne, culturelle ou sportive
D'autres collectivités territoriales apportent également leur contribution significative. À Bordeaux par exemple, la Métropole propose gratuitement sa carte jeune aux moins de 26 ans. Ce dispositif donne droit à de nombreuses réductions pour :
- Le cinéma
- Les musées
- Les activités sportives
- Les concerts
- Les spectacles vivants
Ces multiples dispositifs, qu'ils soient nationaux, régionaux ou locaux, constituent aujourd'hui un maillage essentiel pour permettre aux étudiants de poursuivre leurs études dans des conditions financières plus sereines, tout en participant pleinement à la vie universitaire et culturelle de leur territoire d'accueil.



