Agen : parents et enseignants mobilisés contre la fermeture de classes dans les écoles Carnot et Bara
Agen : mobilisation contre la fermeture de classes dans deux écoles

Agen : une mobilisation croissante contre la fermeture de classes dans les écoles Carnot et Bara

Les grilles des écoles Carnot et Bara, situées de part et d'autre du boulevard Carnot à Agen, sont désormais recouvertes de banderoles et d'affiches. Une nouvelle pancarte annonce une grève des enseignants prévue pour ce vendredi 3 avril, marquant un point culminant dans un conflit qui dure depuis cinq ans.

Cinq années de fermetures successives

Depuis cinq ans, les écoles Carnot et Bara subissent régulièrement la perte d'une classe, alternativement en maternelle et en primaire. Si une baisse démographique en centre-ville est évoquée, les parents d'élèves y voient une stratégie plus profonde. « Nous avons l'impression que, derrière ces fermetures, il y a une volonté de regroupement », explique Raphaëlle Minard, une maman élue au Conseil d'école. « Nous ne sommes pas forcément contre, mais il faut que cela soit construit avec tout le monde », insiste-t-elle.

Une mobilisation qui s'organise

Face à cette situation, les parents se sont mobilisés activement. Des affiches portant le message « Non à la fermeture d'une classe » barrent désormais les entrées des établissements. Accompagnant ces protestations, un autre panneau annonce la grève des enseignants du vendredi 3 avril, entraînant la fermeture des classes. Tous les acteurs concernés se donneront rendez-vous à midi devant la préfecture d'Agen pour exprimer leur opposition à ces fermetures qui semblent sans fin.

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Le Conseil municipal saisi du dossier

À peine élu, le Conseil municipal a été informé de cette situation préoccupante. « Ce n'est certainement pas cette école qu'il fallait viser », estime Laurent Bruneau, le maire d'Agen. Comme les parents, il a demandé une audience au Directeur académique des services de l'Éducation nationale, qui aura lieu après le vote de la carte scolaire. « Je voudrais le sensibiliser aux particularités de cette école de centre-ville, à deux pas d'une école privée, qui attire beaucoup d'enfants du quartier, ce qui peut nuire à la mixité sociale de l'école », précise-t-il.

Une carte scolaire déjà figée ?

Marjorie Delcros, adjointe aux affaires scolaires, exprime ses inquiétudes : « La carte scolaire semble déjà jouée au lendemain des élections municipales ». Elle souligne deux points d'attention majeurs : l'école Paul-Bert, qui est surchargée, et l'école Bara, menacée de fermeture. Cette dernière présente le même indice de précarité que Paul-Bert, pourtant classée en Réseau d'éducation prioritaire. « C'est, de plus, une école tampon, où sont accueillis les enfants des familles qui arrivent en cours d'année », ajoute-t-elle.

Un appel à la co-construction

Concernant l'éventuel regroupement des écoles Carnot et Bara, Marjorie Delcros insiste sur la nécessité d'une approche collaborative : « Ce projet doit être co-construit avec tous les acteurs autour de l'école ». Cette position rejoint celle des parents, qui réclament une concertation véritable avant toute décision définitive. La mobilisation du 3 avril symbolise ainsi une volonté commune de faire entendre leurs voix dans un processus jugé trop unilatéral.

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