Acte V des lycéens : 130 établissements fermés lundi
Acte V des lycéens : 130 établissements fermés lundi

Ce mardi, les lycéens sont appelés à une nouvelle journée nationale de mobilisation, l'« acte V » de leur mouvement. Selon le ministère de l'Éducation, 96,5 % des établissements scolaires étaient ouverts lundi, avec 130 établissements fermés, contre 172 vendredi. Le ministère ne communique toutefois pas sur le nombre d'établissements dont l'activité est perturbée par des blocages.

Des revendications inchangées malgré les annonces

Estimant n'avoir reçu « que des miettes », les lycéens maintiennent leurs exigences. À l'appel de ce « acte V », l'Union syndicale des lycéens exige toujours la suppression de Parcoursup et un plan de 10 milliards d'euros pour les lycées. Les organisations lycéennes et étudiantes demandent depuis plusieurs jours à être reçues par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

« Ils ne nous écoutent pas, on va les chercher », a annoncé l'Union étudiante sur X, alors que la mobilisation se poursuit dans un contexte de vacances scolaires approchantes. Le gouvernement espère une décélération du mouvement, mais les organisateurs comptent bien maintenir la pression.

Un parcours parisien vers Matignon et le ministère de l'Éducation

À Paris, la manifestation étudiante et lycéenne s'élancera à 14 heures de la place d'Italie pour rallier les Invalides, non loin de Matignon et du ministère de l'Éducation. Dans la capitale, un appel à une autre manifestation, de l'Hôtel de ville vers Matignon, non déclarée, circule sur les réseaux.

Cette nouvelle journée de mobilisation constitue un test pour le mouvement lycéen, qui cherche à maintenir sa dynamique malgré la baisse du nombre d'établissements fermés. Les syndicats espèrent que la participation sera à la hauteur des journées précédentes.

Un mouvement qui s'inscrit dans la durée

Le mouvement lycéen, qui en est à son cinquième acte, ne montre aucun signe d'essoufflement. Les organisations appellent à une forte mobilisation pour faire entendre leurs revendications, notamment sur la plateforme d'admission post-bac et le financement des lycées.

La journée de mardi sera observée de près par le gouvernement, qui espère une décélération du mouvement à l'approche des vacances scolaires. Les prochaines heures diront si les lycéens parviennent à maintenir la pression sur l'exécutif.