Menton : pétition contre fin gratuité navette dépasse 500 signatures
Menton : pétition contre fin gratuité navette > 500 signatures

Depuis le 6 juillet, la navette du centre-ville de Menton n'est plus gratuite. Une décision qui suscite une forte opposition locale : la pétition lancée en ligne par la section mentonnaise du Parti socialiste a recueilli plus de 500 signatures en quelques jours, selon un communiqué du parti.

Un attachement des habitants à un service essentiel

Pour Sabine Vandepitte, secrétaire de la section PS de Menton, ce chiffre traduit l'attachement des habitants à un service qu'ils jugent essentiel. La navette, selon elle, facilite les déplacements du quotidien, soutient le commerce de proximité et constitue une alternative concrète à la voiture individuelle. « La pétition est un premier signal », insiste-t-elle.

Un mauvais signal dans un contexte de pouvoir d'achat contraint

Le PS de Menton ne cache pas son opposition à la fin de la gratuité. Faire payer un service qui encourage l'usage des transports collectifs enverrait, selon Sabine Vandepitte, un mauvais signal - d'autant plus dans un contexte de pouvoir d'achat contraint et de multiplication des épisodes de canicule, qui rendent les appels à réduire la circulation automobile plus pressants que jamais.

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Au-delà de la navette elle-même, la section socialiste pointe un problème plus large : l'absence, selon elle, d'une stratégie de mobilité pensée à l'échelle de la Communauté de la Riviera française (Carf). Chaque jour, des milliers d'habitants circulent entre Menton, Roquebrune-Cap-Martin, Beausoleil, les communes des vallées et Monaco, confrontés aux mêmes difficultés : embouteillages, saturation de la circulation, pollution, manque de stationnement, accès inégal aux commerces et aux zones d'emploi.

L'appel à une grande concertation citoyenne

Pour le PS mentonnais, ces problématiques ne peuvent plus être traitées au coup par coup. Le parti appelle la Carf à ouvrir une grande concertation citoyenne, associant habitants, commerçants, associations, entreprises, usagers des transports et élus des communes, en vue d'élaborer un véritable Plan de mobilité intercommunal. Les objectifs avancés : désengorger la circulation, renforcer les transports collectifs et les mobilités douces, mieux relier les communes entre elles, soutenir le commerce local, améliorer la qualité de l'air et anticiper les effets du changement climatique sur les déplacements.

« Les habitants ne réclament pas seulement le retour de la gratuité, mais une politique de mobilité ambitieuse et construite avec eux », conclut Sabine Vandepitte.

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