Affluence espagnole record à Bayonne pour le pont de Pâques malgré la flambée des carburants
Affluence espagnole record à Bayonne pour Pâques malgré les carburants

Une invasion pacifique venue d'Espagne pour les fêtes de Pâques

Le littoral basque a connu une affluence exceptionnelle entre le Jeudi saint et le Lundi de Pâques, largement alimentée par un flux massif de visiteurs venus d'outre-Bidassoa. Les rues de Bayonne ont littéralement « basculé » à l'heure espagnole le temps de ce long week-end festif, résonnant des sonorités ibériques et des salutations chaleureuses.

Bayonne se pare aux couleurs de l'Espagne

Ce samedi 4 avril, le centre ancien de Bayonne vibrait au rythme de l'Espagne. « Holà, bienvenidos ! » retentissait sur les terrasses des cafés, dans les allées des magasins et aux caisses des supérettes. L'espagnol est devenu la première langue audible, quelle que soit la direction empruntée par les promeneurs.

La Semaine sainte, chômée au sud des Pyrénées, a drainé une foule considérable dans les rues de la capitale labourdine. Venus principalement du Pays basque espagnol, de Galice, mais parfois de régions plus lointaines, les voisins du sud ont profité de ce grand pont pour explorer le littoral basque français.

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« Avec une escale obligatoire à Bayonne », souligne Rafael Cruz Garcia, retraité originaire de Santurzi, près de Bilbao, voyageant avec sa famille. « Ce que l'on apprécie par-dessus tout, ici, c'est la tranquillité, la beauté du centre historique et la qualité de la nourriture », argumente ce Biscayen.

L'attrait du patrimoine et de l'authenticité basque

Un couple de quadragénaires de Pampelune flânait près de la cathédrale Sainte-Marie, sac à dos sur les épaules. Ana Irigoyen s'enthousiasme : « Les gens sont gentils, l'ambiance est apaisée, et les maisons paraissent encore plus 'basques' que chez nous, ce qui donne un cachet fou à la ville ».

Le défi de la hausse des prix du carburant

Néanmoins, ce séjour a failli être annulé pour certains visiteurs. Ibai Flores, professeur de philosophie, explique que la hausse des prix des carburants, provoquée par la guerre au Moyen-Orient, transforme chaque déplacement en casse-tête.

« Plutôt que de tirer un trait sur nos projets, nous avons décidé de prendre notre voiture pour nous rendre dans les Landes puis de ne plus y toucher de tout le voyage. Nous faisons tout à vélo, les pistes cyclables ici s'y prêtent bien », témoigne-t-il, illustrant une adaptation pragmatique face aux contraintes économiques.

Un soulagement pour les commerçants bayonnais

Les chocolatiers, commerçants et restaurateurs de Bayonne peuvent enfin souffler. Yvan Garcia y Muriente, président de l'Office de commerce et de l'artisanat (OCDA), constate : « Mars a été un mois difficile dans tous les domaines d'activité. Certains ont accusé une baisse de leur chiffre d'affaires par rapport à l'an dernier de 20 à 40 %. Mais ces derniers jours nous ont rassurés : malgré la conjoncture internationale, le moral des visiteurs n'est pas complètement à plat. Nous commençons à retravailler normalement ».

Cette affluence espagnole, bien que confrontée aux défis économiques, a donc insufflé un dynamisme bienvenu à l'économie locale, démontrant la résilience du tourisme transfrontalier et l'attrait durable du patrimoine basque français pour nos voisins ibériques.

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