Martine Vassal crée la polémique en reprenant la devise 'Travail, famille, patrie' lors d'un débat à Marseille
Vassal suscite l'indignation avec la devise pétainiste à Marseille

Une sortie controversée lors des municipales marseillaises

La candidate de la droite et du centre à la mairie de Marseille, Martine Vassal, a provoqué une vive polémique jeudi soir en reprenant comme ses valeurs personnelles le triptyque 'Travail, famille, patrie', devise emblématique du régime collaborationniste de Vichy sous l'Occupation. Cette déclaration, faite lors d'un débat télévisé organisé par BFMTV et le quotidien régional La Provence, a immédiatement suscité des réactions indignées de la part de ses adversaires politiques et sur les réseaux sociaux.

Le contexte d'une déclaration explosive

Interrogée sur de précédentes affirmations où elle avait exprimé partager certaines préoccupations avec des électeurs du Rassemblement national, Martine Vassal a répondu avec fermeté : 'Je partage les préoccupations de certaines personnes qui votent pour le Rassemblement national, mais moi, mes valeurs, elles n'ont jamais changé : c'est le mérite, le travail, la famille, la patrie.' Elle a ensuite ajouté 'l'humanité' à cette liste, tout en assumant pleinement ses propos face aux critiques.

Le maire sortant divers gauche, Benoît Payan, a été le premier à relever cette référence historique, mettant en lumière le contexte sensible de ces mots. En réponse, Martine Vassal a insisté : 'Oui, d'accord, mais moi, c'est mon slogan et ce sont mes valeurs, et le mérite aussi, et le travail aussi, et la famille aussi. Elles sont passées de mode, mais moi, j'assume mes valeurs.'

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Les réactions politiques et les démentis

Cette reprise de la devise pétainiste par une candidate soutenue par des partis comme Renaissance, le Modem, Horizons et Les Républicains a déclenché une tempête médiatique. Franck Allisio, candidat du Rassemblement national à la mairie de Marseille, a réagi en soulignant les divergences : 'Hormis le macronisme et la devise pétainiste que vous venez d'employer, je pense que ce qui nous rassemble au second tour est plus important que ce qui nous sépare.'

Face à la controverse, l'entourage de Martine Vassal a rapidement tenté de calmer les esprits. Romain Simmarano, numéro deux sur sa liste et porte-parole de campagne, a dénoncé auprès de l'AFP 'ceux qui instrumentalisent une fausse polémique', affirmant que 'le pétainisme, c'est l'abomination qui défigure la France pour toujours.' Il a précisé sur BFM Marseille : 'Si l'ordre des mots a ému, et je le comprends, bien évidemment que Martine Vassal est aux antipodes des valeurs pétainistes.'

Les implications pour la campagne électorale

Cet incident survient en pleine campagne pour les municipales de 2026 à Marseille, une élection déjà marquée par des tensions et des débats animés. La polémique autour de Martine Vassal risque de redéfinir les lignes de fracture politiques, en mettant en avant des questions de mémoire historique et d'idéologie. Les réactions sur les réseaux sociaux ont été nombreuses, avec des utilisateurs exprimant leur choix et indignation face à cette référence au régime de Vichy.

Alors que les candidats se préparent pour le second tour, cette affaire pourrait influencer les stratégies de campagne et les alliances, notamment dans un contexte où les valeurs républicaines et la lutte contre l'extrémisme sont au cœur des préoccupations des électeurs. La candidate devra maintenant naviguer dans cette tempête médiatique tout en cherchant à rassurer ses soutiens et à clarifier sa position.

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