Nice et les Jeux olympiques 2030 : un dossier épineux pour le nouveau maire
La question de l'organisation des Jeux olympiques 2030 à Nice continue de susciter des débats animés au sein de la municipalité. Éric Ciotti, récemment élu maire de la Cité des Anges le 22 mars, a réaffirmé vendredi son « extrême attachement » à ce que les épreuves sur glace des JO se déroulent dans sa ville comme prévu initialement. Cependant, des désaccords substantiels persistent concernant le choix des infrastructures, particulièrement l'utilisation du stade Allianz Riviera.
Une position ferme sur l'Allianz Riviera
Lors de son premier conseil municipal, le président de l'UDR a déclaré : « Je suis bien entendu extrêmement attaché à ce que les Jeux olympiques se tiennent à Nice et nous allons désormais travailler dans ce sens ». Pourtant, cette déclaration de principe masque mal les tensions concrètes qui entourent ce dossier olympique.
Le projet actuel prévoit que Nice accueille plusieurs disciplines majeures :
- Le patinage artistique
- Le hockey sur glace
- Le short-track
- Le curling
- Un village olympique
- Un centre des médias
Pour le hockey sur glace, les organisateurs envisagent de couvrir temporairement le stade de football de l'Allianz Riviera, avec la construction d'une patinoire adjacente et du village olympique à proximité. Une solution que rejette catégoriquement le nouveau maire.
Les alternatives proposées par Ciotti
Durant la campagne électorale, Éric Ciotti s'est fermement opposé à ce que l'OGC Nice soit privé de son stade pendant plusieurs mois, sans pour autant préciser où il envisageait d'organiser les épreuves de hockey. Concernant le patinage artistique, il propose d'aménager le Palais des expositions situé en centre-ville, une solution qui diffère radicalement des plans initiaux.
Pour le village des athlètes, le maire suggère de l'installer dans une caserne de police, à près de quinze kilomètres du site initialement prévu par les organisateurs des Jeux. « Nous allons mettre toutes les questions qui peuvent faire débat sur la table, notamment celle de l'utilisation du stade Allianz qui nous paraît inopportune », a-t-il déclaré, qualifiant cette question de « point de blocage important ».
Un calendrier serré et des négociations en cours
La pression temporelle s'accentue sur ce dossier. Mercredi, Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et directeur de la Solideo (l'établissement public chargé de la livraison des ouvrages des JO 2030), avait insisté sur la nécessité de trouver une solution aux difficultés niçoises d'ici fin avril.
Éric Ciotti semble ouvert à la négociation tout en maintenant ses positions : « À partir de cette semaine, nos services vont avoir des réunions techniques avec pour objectif que les Jeux se tiennent comme prévu à Nice, même s'il peut y avoir sur telle ou telle épreuve des modalités ou des lieux d'organisation différents ». Il ajoute : « Aucune position n'est intangible. Ma position, c'est que je souhaite les Jeux à Nice. Mais il y a des éléments qui me paraissent incohérents ».
Le nouveau maire conclut sur une note d'apaisement mais déterminée : « On doit trouver un chemin de dialogue, mais ma main est tendue. Il n'y a pas d'a priori, pas de postulat, il faut qu'on réussisse les Jeux ensemble ». Les prochaines semaines seront donc cruciales pour l'avenir des Jeux olympiques 2030 à Nice, alors que les positions semblent encore éloignées sur des points essentiels d'organisation.



