À Saint-Laurent-du-Var, dans les Alpes-Maritimes, les occupants des 80 logements de la résidence Cap Azur seront privés d’eau chaude à partir du 1er janvier 2027. La chaufferie collective doit être supprimée au 31 décembre 2026, à la suite d’une série de pannes. Certains résidents, comme le copropriétaire Gérald, ne pourront pas installer de chauffe-eau individuel, ce qui les laisserait sans eau chaude en plein hiver.
Une décision votée en assemblée générale
La décision a été prise le 15 septembre lors d’une assemblée générale du syndicat de copropriété Foncia AD Immobilier. Selon les informations rapportées par Nice-Matin le mercredi 14 octobre, le syndic préconise d’installer des chauffe-eau individuels avant la suppression de la chaufferie. Le système d’eau chaude collectif, qui associe pompes à chaleur, ballons de stockage et panneaux solaires, cessera de fonctionner.
Le syndic justifie cette décision par l’état de l’installation : « malgré la mise en route de la chaudière, il n’y a déjà plus d’eau chaude. Nous pouvons donc, sans même une expertise, confirmer que la chaufferie ne fonctionne plus. »
Des copropriétaires dans l’impasse
La solution préconisée ne plaît pas à tout le monde. Gérald, copropriétaire, ne peut pas installer de cumulus chez lui, comme il l’a fait constater par un huissier de justice. Il souligne que « le règlement de copropriété impose un système collectif et interdit explicitement toute autre installation ».
Il ajoute : « La décision votée par l’assemblée générale aura donc pour effet direct de priver totalement mon logement d’eau chaude à compter du 31 décembre, le rendant de fait impropre à l’habitation. » Il s’inquiète également des conséquences sur les assurances : « Ces équipements privatifs non autorisés risquent de ne pas être couverts par les assurances et de compromettre les recours en garantie décennale contre le promoteur. »
Une expertise toujours en cours
Une expertise a été ordonnée par le tribunal judiciaire de Grasse en juin 2025. Un premier rapport a préconisé des travaux, mais ceux-ci n’ont pas encore été réalisés. Les copropriétaires contestataires craignent que l’expert n’ait pas terminé son travail avant la suppression de l’installation, notamment pour déterminer les causes des pannes répétées et les responsabilités.
En attendant, les résidents de Cap Azur risquent de se retrouver sans eau chaude dès le 1er janvier 2027, une situation particulièrement difficile en période hivernale. Les prochaines semaines seront décisives pour trouver une solution alternative.