Municipales 2026 en Occitanie : un collectif sonne l'alarme pour les cyclistes
À l'approche des élections municipales de 2026 en Occitanie, le collectif Vélo Occitanie passe à l'offensive. Représentant pas moins de 44 associations locales réparties sur les 13 départements de la région, ce peloton militant dévoile une étude édifiante sur l'état des aménagements cyclables. Leur constat est sans appel : les infrastructures dédiées à une circulation à vélo sûre et apaisée restent dramatiquement insuffisantes sur l'ensemble du territoire occitan.
Un appel pressant aux candidats municipaux
Joël Brich, co-président du collectif, lance un vibrant appel aux futurs candidats : "Notre expertise d'usage montre que trop de communes n'ont pas encore mis en place les aménagements pourtant les plus simples et les moins coûteux, surtout en cette période d'austérité budgétaire. Ces mesures pourraient être déployées rapidement pour améliorer grandement le confort et la sécurité des déplacements à vélo." Le collectif exhorte ainsi les aspirants maires à intégrer ces actions concrètes dans leurs programmes électoraux, soulignant que les associations se tiennent prêtes à accompagner les municipalités dans leur mise en œuvre.
Un bilan régional en demi-teinte
L'enquête menée par Vélo Occitanie dresse un tableau contrasté de la situation. Si les double-sens cyclables (DSC) ont globalement été déployés, avec des exemples positifs relevés à Nîmes, Perpignan, Montauban et Toulouse, d'autres mesures essentielles accusent un retard préoccupant.
- Les panonceaux "cédez le passage cycliste" restent rares, à l'exception notable de Perpignan.
- Les schémas directeurs des aménagements cyclables font défaut dans la plupart des villes, hormis à Nîmes.
- Les sas cyclistes aux feux tricolores ne sont correctement implantés qu'à Montpellier et Narbonne.
Le point le plus critique concerne les zones 30 correctement aménagées, où le collectif n'a identifié qu'un seul modèle satisfaisant à Florac, dans le département de la Lozère.
Un objectif ambitieux face à une réalité modeste
Le collectif rappelle avec insistance l'engagement pris lors de la Cop Occitanie 2025, calquée sur le modèle des Conférences des Parties climatiques mondiales : atteindre 12% de part modale vélo d'ici 2030. Un objectif qui semble aujourd'hui hors de portée, alors que la région peine à dépasser les 3% d'usage du vélo dans les déplacements quotidiens. Cette divergence entre les ambitions affichées et la réalité sur le terrain constitue un enjeu majeur pour les prochaines échéances électorales.
À un mois du scrutin, Vélo Occitanie place donc les candidats face à leurs responsabilités. Les mesures proposées – simples, peu coûteuses et rapidement applicables – pourraient transformer le quotidien des cyclistes et contribuer significativement à la transition écologique. Aux aspirants élus de saisir cette opportunité pour engager un véritable sprint en faveur d'une mobilité douce et durable, et ainsi récolter le soutien précieux de l'électorat cycliste.



