Nîmes en alerte rouge inondations : une journée de stress intense pour élèves et parents
Avec le déclenchement de l'alerte rouge dans le Gard mardi 14 septembre, les écoliers, collégiens et lycéens de Nîmes ont été confinés dans leurs établissements pour limiter les déplacements, plongeant familles et équipes éducatives dans une longue journée de stress et d'inquiétude.
Un confinement soudain source d'angoisse
Le passage en alerte rouge en fin de matinée a pris de court parents et élèves, contraints de rester sur place. "On a bien cru qu'on allait rester dormir sur place", confie Emma, 8 ans, un brin stressée. Cette situation, combinée à un manque d'informations sur les transports scolaires, a poussé certaines familles à braver les consignes pour récupérer leurs enfants. "Ce fut le plus difficile : empêcher quelques parents de venir", explique Sophie Auphan, directrice de l'institution Saint-Stanislas, qui a multiplié les textos d'information.
Tensions et incompréhensions devant les écoles
Si certains parents saluent la réactivité des autorités, d'autres expriment leur colère. Devant le collège Feuchères, Caio tambourine contre la porte en hurlant "Libérez nos enfants !", rejoint par des mères à bout de nerfs. "Je n'ai pas la moindre nouvelle de ma fille depuis ce matin. C'est un scandale", proteste-t-il. Contactée, Juliette Pergola, la principale, s'insurge : "C'est totalement faux ! Nous avons communiqué par Pronote et SMS. Je ne comprends pas cette agression verbale. Nous maintenions les élèves en sécurité !" Elle rappelle que les élèves, demi-pensionnaires ou externes, ont déjeuné sur place, avec des consignes strictes en raison des trombes d'eau.
Dégâts matériels et efforts logistiques
Malgré l'absence de blessés, hormis quelques malaises, les dégâts matériels sont importants. Philippe Maheu, Dasen du Gard, liste des infiltrations, faux plafonds effondrés, vitres brisées et salles inondées dans plusieurs établissements comme à Vergèze, Calvisson, ou Nîmes aux Oliviers. Pendant ce temps, les services techniques nîmois colmataient les fuites dans les écoles. Avec le confinement, la Ville a servi 12 600 déjeuners dans les cantines, contre 600 prévus à Saint-Stanislas où un goûter a été distribué.
Une sortie progressive en fin de journée
À 16h30, les écoliers ont pu sortir, suivis des collégiens prenant leurs bus aux horaires habituels. Les lycéens sont partis une heure plus tôt pour profiter d'une accalmie. Cette journée éprouvante a mis en lumière les défis de gestion de crise dans les établissements scolaires face aux intempéries croissantes.



