Tempête Nils : la Nouvelle-Aquitaine toujours plongée dans le noir
Ce vendredi soir, la région Nouvelle-Aquitaine demeure la plus sévèrement affectée par les coupures d'électricité consécutives au passage dévastateur de la tempête Nils. À 18 heures, le gestionnaire du réseau Enedis recensait encore 171 000 foyers privés de courant dans le Sud-Ouest, un chiffre qui illustre l'ampleur des dégâts subis par les infrastructures.
Un bilan départemental alarmant
Le département de la Gironde se distingue comme le plus touché, avec pas moins de 50 000 foyers toujours sans électricité. Il est suivi de près par les Landes, où 48 000 abonnés attendent le rétablissement du courant. La Dordogne compte 36 000 foyers impactés, le Lot-et-Garonne 23 000 et les Pyrénées-Atlantiques 11 000. Une lueur d'espoir cependant : la Charente-Maritime a vu son alimentation électrique totalement restaurée, selon les dernières déclarations d'Enedis.
À elle seule, la Nouvelle-Aquitaine représente encore 65 % des clients à réalimenter sur l'ensemble du territoire national, soulignant le caractère exceptionnel de la situation dans cette région. Au total, près de 850 000 foyers ont été concernés par ces coupures depuis le début de l'épisode météorologique.
Une mobilisation massive des équipes techniques
Face à l'urgence, Enedis a déployé des moyens considérables. Une Force d'intervention rapide électricité (Fire) a été activée, et des renforts provenant d'autres régions ont été acheminés en Nouvelle-Aquitaine. Plus de 4 000 personnes sont désormais mobilisées sur le terrain, dont 2 800 techniciens spécialisés, appuyés par 500 engins de toutes sortes.
Cette mobilisation sans précédent vise à accélérer les opérations de rétablissement, bien que l'accès à certaines zones, notamment celles inondées, reste extrêmement difficile. Les dernières cohortes de renforts des directions régionales sont arrivées ce vendredi soir, ce qui devrait permettre d'intensifier les efforts.
Un retour à la normale encore incertain
Malgré cette mobilisation, aucune date précise n'a pu être communiquée concernant un retour complet à la normale. Les équipes d'Enedis restent prudentes, estimant qu'il est encore trop tôt pour donner un délai fiable. « Les moyens sont sur place, il ne reste plus qu'à faire », a déclaré un porte-parole, tout en reconnaissant la complexité des interventions dans un environnement dégradé.
Les autorités locales et les services de secours continuent de surveiller de près l'évolution de la situation, appelant les habitants des zones touchées à la plus grande prudence et à suivre les consignes de sécurité diffusées.



