Ferrocampus : un projet régional au cœur des tensions politiques
La Région Nouvelle-Aquitaine a exprimé son mécontentement suite aux déclarations du maire sortant de Saintes, Bruno Drapron, concernant le projet Ferrocampus, un pôle de formation dédié au secteur ferroviaire. Dans un communiqué officiel, l'institution régionale a tenu à rappeler son implication historique et le calendrier précis des avancées, contredisant l'affirmation du maire selon laquelle il aurait « remis ce projet en mouvement ».
Les origines du projet remontent à 2017
La Région souligne que l'initiative du Ferrocampus est née en 2017, suite à l'annonce de la SNCF de réduire drastiquement les activités du Technicentre de Saintes. C'est à cette époque qu'Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, a lancé l'idée de créer un pôle de formation spécialisé dans le ferroviaire. Ce projet ambitieux visait dès le départ à répondre aux besoins en compétences du secteur et à compenser les pertes d'emplois annoncées.
Le communiqué régional détaille une chronologie rigoureuse des étapes clés :
- 2019 : réalisation des études d'opportunité et de faisabilité, permettant de valider la viabilité du projet.
- Fin 2020 : dépôt de la candidature au PIA3 (Projet d'investissement d'avenir, France 2030), marquant une étape cruciale dans le financement.
- 2021 : positionnement aux côtés des principaux acteurs de la filière ferroviaire française et réponse à l'appel à projets CORIFER lancé par l'État dans le cadre du PIA4.
Un calendrier précis jusqu'en 2028
La Région Nouvelle-Aquitaine a été retenue pour le projet courant 2021, confirmant ainsi sa légitimité et son rôle central. Les prochaines étapes sont déjà planifiées avec précision :
- Janvier 2025 : démarrage des travaux de la première tranche du Ferrocampus.
- Rentrée 2025 : ouverture d'un nouveau BTS et d'une licence professionnelle, permettant une formation immédiate des étudiants.
- Octobre 2026 : livraison prévue de la tranche 1 des infrastructures.
- Septembre 2028 : livraison de la tranche 2 et ouverture d'une deuxième licence professionnelle, achevant ainsi le déploiement complet du pôle.
Ce planning démontre, selon la Région, une continuité et une avancée concrète du projet, loin de l'« arrêt » évoqué par Bruno Drapron. L'institution réaffirme ainsi son engagement en faveur de la formation et de l'emploi dans le secteur ferroviaire, un enjeu économique majeur pour le territoire.



