Lionel Quillet, président sortant de l'île de Ré, manque de soutiens pour sa réélection
Quillet manque de soutiens pour sa réélection à l'île de Ré

Lionel Quillet face à une réalité mathématique défavorable pour sa réélection

Le président sortant du conseil communautaire de l'île de Ré, Lionel Quillet, a fait un constat sans appel ce jeudi 9 avril : il manque cruellement de soutiens pour briguer un nouveau mandat. Les élus des communes les plus peuplées de l'île ne lui sont pas favorables, créant une situation politique tendue à l'approche de l'élection du président du nouveau conseil communautaire.

Un calcul de sièges qui ne joue pas en sa faveur

Lionel Quillet a minutieusement comptabilisé les sièges de conseiller communautaire susceptibles de le soutenir lors du scrutin du 9 avril après-midi. « Les communes les plus peuplées sont au sud », explique-t-il, avant d'ajouter : « si Le Bois et Sainte-Marie rejoignent Rivedoux et La Flotte, mathématiquement... » Le président sortant détaille ensuite la réalité des chiffres : le tandem Raffarin-Héraudeau (maires de Rivedoux et La Flotte) n'a besoin que des voix de « 3,5 communes » pour obtenir la majorité, alors que lui-même nécessite « 6,5 communes » en comptant sur les communes du nord et du centre comme Saint-Martin-de-Ré et La Couarde.

Cette disparité soulève une question fondamentale selon Quillet : « Faute d'alliance entre petites communes, le pouvoir revient aux plus grosses. » Une dynamique qui pourrait redéfinir les équilibres politiques sur l'île.

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Une administration inquiète pour son avenir

Le président sortant révèle avoir activement cherché à convaincre les nouveaux maires, notamment ceux du Bois-Plage, de Saint-Clément-des-Baleines et de Sainte-Marie-de-Ré. « Le projet intercommunal plaît, ce n'est pas le problème », reconnaît-il. « Mais je comprends bien qu'ils n'aient pas envie de prendre le risque de se retrouver dans l'opposition » en votant pour sa candidature.

Cette incertitude politique génère une préoccupation palpable au sein de l'administration que Lionel Quillet préside depuis 2008. « Sur 135 personnes, j'en ai recruté 131 », précise-t-il, avant d'ajouter : « Il y a une grosse inquiétude dans les services, aujourd'hui. » Le président sortant insiste sur la complexité du mandat : « La présidence, c'est du travail, des dossiers compliqués à mener en lien avec l'État. Et nous sommes sur une île plus fragile qu'il n'y paraît... »

Des ambitions strictement locales

Face aux spéculations, Lionel Quillet balaye catégoriquement l'idée qu'une éventuelle défaite pourrait l'orienter vers d'autres mandats nationaux. « Ce n'est pas du tout mon truc ! », affirme-t-il concernant les sénatoriales de septembre ou les prochaines législatives. « Moi j'aime les projets locaux, je suis attaché au territoire. Je n'ai pas d'autre ambition. »

Si le sortant venait à être écarté, le maire de Loix – réélu pour un sixième mandat – pourrait donc se concentrer exclusivement sur sa commune. Cependant, il exclut pour l'instant toute renonciation à la présidence de l'intercommunalité. Car si « la réalité des mathématiques s'impose », Lionel Quillet rappelle que la politique a parfois des pouvoirs insoupçonnés. « On verra bien le jour du vote », conclut-il, laissant planer un ultime suspense sur cette élection déterminante pour l'avenir de l'île de Ré.

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