Un nouveau chapitre pour l'intercommunalité des Rives de la Laurence
Une page se tourne dans la gouvernance territoriale au nord-est de Bordeaux. Le vendredi 10 avril, les trente élus du conseil communautaire des Rives de la Laurence ont élu Hubert Laporte, maire de Sainte-Eulalie, à la présidence de cette intercommunalité regroupant six communes et environ 30 000 habitants.
Une élection qui réserve des surprises
Si l'élection du nouveau président s'est déroulée selon les procédures démocratiques habituelles, la composition du bureau exécutif a créé une onde de choc dans le paysage politique local. Frédéric Dupic, maire de Montussan et ancien président de la communauté de communes, était largement pressenti pour obtenir la vice-présidence aux mobilités.
Contre toute attente, c'est finalement Laetitia Da Costa, adjointe à Saint-Sulpice-de-Cameyrac, qui a remporté cette fonction avec une large majorité des suffrages lors d'un vote à bulletin secret.
Frédéric Dupic n'a pas caché sa déception, regrettant vivement « qu'une commune de plus de 3 500 habitants ne soit pas représentée au sein de l'exécutif intercommunal ». Il a fait part de son mécontentement directement au nouveau président.
La démocratie locale s'exprime
Contacté en début de semaine, Hubert Laporte a répondu aux critiques en rappelant le caractère démocratique du processus électoral : « Nous nous sommes réunis publiquement avec des votes à bulletins secrets. La démocratie s'est exprimée, chacun votant en son âme et conscience ».
Le nouveau président prend la tête d'une collectivité dont le budget annuel s'établit aux alentours de 20 millions d'euros. Il a immédiatement présenté « une feuille de gouvernance » pour cette nouvelle mandature, marquant ainsi son intention de donner une nouvelle impulsion à l'intercommunalité.
Des ambitions concrètes pour le territoire
Alors que le conseil communautaire doit se pencher ce jeudi 23 avril sur les orientations budgétaires pour 2026, Hubert Laporte a dévoilé ses priorités pour les années à venir. Au-delà des compétences traditionnelles de l'intercommunalité (assainissement, gestion de l'eau, collecte des déchets et voirie), le nouveau président souhaite impulser une politique ambitieuse de mobilité durable.
Son projet phare : la création d'un réseau de pistes cyclables permettant « de relier nos chemins ruraux » et de développer une mobilité « partagée et moins carbonée ». Des liaisons douces sont notamment envisagées entre Saint-Sulpice-et-Cameyrac, Saint-Loubès et Saint-Eulalie-Yvrac, avec l'objectif à terme de concerner l'ensemble des six communes.
Un développement économique global
Hubert Laporte entend également renforcer le « développement économique local » dans sa diversité, en soutenant particulièrement les agriculteurs et viticulteurs du territoire. Cette approche inclusive vise à valoriser toutes les composantes de l'économie locale tout en préservant l'identité rurale du territoire.
Cette élection marque donc un tournant pour l'intercommunalité des Rives de la Laurence, avec une nouvelle équipe dirigeante et des projets concrets qui dessinent les contours du développement territorial pour les années à venir.



