Santé publique France a recensé 23 cas humains d'infection au virus du Nil occidental (West Nile) en Île-de-France dans son bulletin du 28 septembre. Parmi ces cas, 13 présentent des formes neuro-invasives et trois décès ont été enregistrés. Cette progression régionale s'inscrit dans une dynamique nationale inédite, avec un total de 117 cas autochtones identifiés dans l'Hexagone depuis début mai.
Une progression rapide des cas en Île-de-France
Le dernier bulletin de Santé publique France, publié le 28 septembre, fait état de 23 cas humains d'infection au virus du Nil occidental en Île-de-France. Les autorités sanitaires comptabilisent 13 formes neuro-invasives, c'est-à-dire des atteintes du système nerveux, et trois décès liés à cette infection.
Cette concentration de cas en région parisienne marque une extension géographique du virus, longtemps cantonné à l'arc méditerranéen. La circulation du virus ne cesse de s'étendre sur le territoire français, comme en témoignent les chiffres nationaux.
Un record national attendu en 2025
Au 21 septembre, « 117 cas autochtones d'infection à virus West Nile (+ 25 par rapport à la semaine précédente) ont été identifiés en France hexagonale », indique le bulletin hebdomadaire de Santé publique France sur la surveillance renforcée des arboviroses. Ce nombre avoisine désormais les 120 cas depuis début mai.
Ce chiffre va battre un nouveau record cette année. En 2025, la métropole avait enregistré un précédent record de 62 cas entre début mai et fin novembre, avec 5 décès. La progression actuelle, qui dépasse déjà largement ce seuil, confirme une intensification de la circulation virale sur l'ensemble du territoire.
Transmission par les moustiques et risques pour la santé
Le virus du Nil occidental est transmis à l'homme par des moustiques du genre Culex, qui se contaminent en se nourrissant du sang d'oiseaux infectés. Cette infection est généralement asymptomatique ou provoque un état grippal.
Dans de rares cas, environ 1 % des infections, elle peut entraîner de graves complications neurologiques, parfois mortelles, notamment chez les personnes âgées ou immunodéprimées. À ce jour, il n'existe ni vaccin commercialisé pour les humains, ni traitement préventif contre cette infection.
Les autorités sanitaires poursuivent leur surveillance renforcée des arboviroses, alors que le nombre de cas continue de progresser dans plusieurs régions de l'Hexagone.