Municipales 2026 : des maires des Hauts-de-France boycottent les réseaux sociaux
Municipales 2026 : des maires boycottent les réseaux sociaux

Municipales 2026 : des maires des Hauts-de-France boycottent les réseaux sociaux dans leur campagne

Alors que les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 approchent, plusieurs maires des Hauts-de-France ont pris une décision radicale : ils boycottent les réseaux sociaux pour leur campagne. Ces édiles, qui se représentent, ont quitté Facebook, X ou Instagram depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, et n'envisagent pas d'y revenir, même à l'approche du scrutin.

Un choix délibéré pour privilégier le contact direct

Ces élus misent sur un dialogue plus serein et des liens plus solides avec leurs administrés, en favorisant les rencontres en personne plutôt que les interactions numériques. Cette démarche va à contre-courant d'une classe politique qui considère souvent ces outils comme incontournables pour la communication politique et la visibilité.

Nicolas Bouche, maire divers centre de Lambersart dans le Nord, une commune de 28 000 habitants de la métropole lilloise, a annoncé son retrait des réseaux sociaux dès novembre 2020, peu après son élection. À 55 ans, il brigue aujourd'hui un second mandat et balaie toute intention de faire son retour sur ces plateformes. Seule la mairie, en tant qu'institution, reste présente sur Instagram et TikTok.

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Les réseaux sociaux, un poison selon certains élus

Nicolas Bouche explique avoir cédé à la communication digitale en 2020, davantage par mimétisme que par conviction. « À l'époque, c'était une évidence. Il fallait avoir une page Facebook pour propager les nouvelles. Tout le monde faisait ça », confie-t-il. Cependant, avec le recul, il estime impossible de savoir si ces réseaux ont vraiment été bénéfiques à son élection. « Ma seule certitude aujourd'hui, c'est qu'ils sont un poison », affirme-t-il.

Psychiatre en ville, l'édile dit mesurer les ravages psychologiques des réseaux sociaux sur ses patients. « Éthiquement, je me devais d'être cohérent et ne pas promouvoir un outil que je juge néfaste », justifie-t-il. En tant que maire, il regrette que ces plateformes soient devenues « un endroit où on se dispute, pas où on discute », évoquant des insultes et des menaces qui y sont fréquentes.

Un pari risqué pour les élections à venir

Renoncer aux réseaux sociaux lors d'une campagne électorale est un pari risqué, reconnaissent ces maires. Nicolas Bouche avoue ignorer si cette stratégie lui sera favorable en 2026. Pourtant, il persiste dans son choix, soulignant que les réseaux sociaux ont transformé les débats en conflits stériles, nuisant à la qualité du dialogue politique.

Cette tendance, bien que minoritaire, interroge sur l'évolution des pratiques de communication en politique. Alors que le numérique semble omniprésent, ces élus des Hauts-de-France optent pour un retour aux fondamentaux : le contact humain direct, qu'ils jugent plus authentique et efficace pour construire une relation de confiance avec leurs concitoyens.

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