Un enfant TDAH exclu de la cantine sans préavis : la mairie de la Marne critiquée
Enfant TDAH exclu de cantine : la mairie critiquée

Un enfant TDAH exclu de la cantine sans préavis : la mairie de la Marne critiquée

Les parents d'un écolier de 10 ans souffrant de troubles du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) sont sous le choc après la décision de la mairie de l'exclure de la cantine scolaire sans aucun préavis. Cette exclusion, justifiée par l'absence d'un accompagnant AESH le midi, soulève des questions sur le respect de la loi de 2005 sur l'inclusion des personnes handicapées.

Une exclusion brutale et incompréhensible

Thomas, scolarisé en CM1 à l'école Pierre-Dupré dans la Marne, a reçu une notification d'exclusion de la cantine à compter du 30 mars 2026. Ses parents, Vincent et Roxanne Borie, ont découvert cette décision par courrier le 25 mars, sans aucune anticipation. "On n'a eu aucun préavis, on a été mis devant le fait accompli", s'indigne Vincent, le père de l'enfant.

Jusqu'à présent, Thomas déjeunait à la cantine sans aide particulière, rendant cette exclusion d'autant plus surprenante. La municipalité justifie sa décision en invoquant le comportement parfois difficile de l'enfant, qu'un animateur seul ne pourrait pas gérer sans compromettre l'encadrement du groupe. Officiellement, c'est l'absence d'un accompagnant AESH pendant le déjeuner qui a motivé cette mesure.

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Une violation présumée de la loi sur l'inclusion

Cette exclusion entre en contradiction avec la loi du 11 février 2005, qui garantit aux enfants en situation de handicap un accueil adapté et interdit leur exclusion des activités scolaires ou périscolaires en raison de leur handicap. Le retour de Thomas à la cantine est conditionné à la présence d'un AESH, mais aucun accompagnant n'a été prévu à ce jour.

L'ancien maire a reconnu que le comportement de Thomas pouvait poser des défis, mais la famille insiste sur le fait que l'enfant n'avait jamais nécessité d'aide spécifique auparavant. Cette situation met en lumière les lacunes dans l'application des politiques d'inclusion au niveau local.

Des conséquences dramatiques pour la famille

Pour la famille Borie, les répercussions sont immédiates et concrètes. Roxanne, qui travaille dans la restauration, a dû interrompre son activité professionnelle et envisage de démissionner pour s'occuper de son fils. Elle espère obtenir une aide de la Maison départementale des personnes handicapées, mais reste sceptique quant à l'issue de sa demande.

Au-delà des contraintes logistiques, c'est l'impact psychologique sur Thomas qui inquiète le plus ses parents. "Il se rend bien compte de ce qu'il s'est passé", confie Vincent, qui craint pour l'insertion sociale de son fils. "J'ai envie qu'il reste en contact avec la société", ajoute-t-il, soulignant l'importance de maintenir des liens sociaux pour les enfants en situation de handicap.

Un appel à une meilleure prise en charge

Cette affaire soulève des questions plus larges sur la prise en charge des enfants TDAH dans les établissements scolaires et périscolaires. Les parents demandent une révision de la décision et une solution adaptée qui respecte les droits de leur fils. Ils espèrent que cette situation servira de catalyseur pour une meilleure application des lois sur l'inclusion dans la région.

La municipalité de la Marne doit maintenant faire face aux critiques et trouver une issue à ce conflit, tout en garantissant le bien-être et les droits de Thomas. L'affaire rappelle l'importance d'une coordination efficace entre les services municipaux, les établissements scolaires et les familles pour assurer une inclusion réussie des enfants en situation de handicap.

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