Sondage Présidentielle 2027 : Le Rassemblement national en position de force
Selon une enquête Ifop-Fiducial publiée ce mercredi 4 mars 2026 pour Sud-Radio et Le Figaro, le Rassemblement national domine largement les intentions de vote pour l'élection présidentielle de 2027. Le sondage, réalisé en ligne les 26 et 27 février auprès de 1 393 personnes inscrites sur les listes électorales, offre une photographie instructive de l'état de l'opinion à plus d'un an du scrutin.
Bardella et Le Pen survolent le premier tour
Le président du RN, Jordan Bardella, émerge comme le grand favori de ce premier tour hypothétique. Il recueillerait à lui seul 36% des intentions de vote. Un résultat quasi identique serait obtenu si c'était Marine Le Pen qui représentait le parti, avec des scores oscillant entre 34 et 35% selon les configurations testées. Cette performance confirme la prééminence de l'extrême droite dans le paysage politique actuel.
Le bloc central et la droite à la traîne
L'ancien Premier ministre Édouard Philippe (Horizons), s'il était le candidat unique du bloc central, n'obtiendrait que 16% des voix. Son homologue de Renaissance, Gabriel Attal, ne ferait guère mieux avec un score situé entre 10 et 11% dans la même hypothèse. D'autres figures du centre, comme Gérald Darmanin ou Sébastien Lecornu, totaliseraient moins de 10%.
Du côté des Républicains, le candidat déclaré Bruno Retailleau obtiendrait entre 10 et 12% selon les scénarios. Son score pourrait monter à 17% s'il était le candidat unique du bloc central et de la droite, une configuration où Édouard Philippe atteindrait 23%.
Une gauche profondément divisée
Le panorama à gauche est celui d'une dispersion préjudiciable. Dans un banc de départ à quatre candidats :
- Jean-Luc Mélenchon (LFI) : entre 10 et 11%
- Raphaël Glucksmann (Place publique/PS) : entre 10 et 12%
- Marine Tondelier (Écologistes) : sous les 5%
- Fabien Roussel (PCF) : sous les 3%
Ces scores s'amélioreraient légèrement si Bruno Retailleau se présentait seul. L'étude teste également d'autres figures : François Hollande resterait sous les 8% s'il était préféré à Glucksmann, et Olivier Faure ferait tomber le score des socialistes à seulement 5%.
Une photographie à interpréter avec prudence
Il est crucial de rappeler, comme le font les sondeurs, que cette enquête représente une photographie à un moment donné et n'a pas de valeur prédictive. La marge d'erreur est située entre 1,1 et 2,5 points. Elle illustre néanmoins les dynamiques actuelles : la domination du RN, les difficultés du bloc central à se structurer et la fragmentation persistante de la gauche, plus d'un an avant le rendez-vous électoral décisif de 2027.



