Municipales à Bordeaux : un électorat déjà largement fixé à deux semaines du scrutin
À un peu plus de deux semaines du premier tour des élections municipales prévu le 15 mars à Bordeaux, les intentions de vote semblent déjà bien arrêtées pour la majorité des électeurs. Selon le sondage Ifop-Fiducial réalisé pour Sud Ouest, LCI et Sud Radio, une statistique particulièrement significative émerge : 73% des personnes interrogées ayant exprimé une intention de vote se déclarent « sûres de leur choix », tandis que seulement 27% admettent qu'elles « peuvent encore changer d'avis ».
Des différences marquées selon l'âge et les candidats
L'analyse détaillée de cette enquête révèle des disparités importantes au sein de l'électorat bordelais. Les plus de 35 ans apparaissent comme les plus déterminés dans leurs choix, avec 74% de certitude, un chiffre qui atteint même 77% chez les 65 ans et plus. En revanche, les jeunes électeurs de 18 à 24 ans constituent le groupe le plus indécis, avec 41% d'entre eux susceptibles de modifier leur vote d'ici au 15 mars. Cette marge de manœuvre représente une cible évidente pour les équipes de campagne dans la dernière ligne droite.
Du côté des candidats, l'engagement des électeurs varie sensiblement :
- Julie Rechagneux (RN) bénéficie du soutien le plus ferme, avec 85% de ses électeurs sûrs de leur choix
- Philippe Dessertine voit ses soutiens les moins fixés (64% de certitude)
- Pierre Hurmic (76%), Thomas Cazenave (74%) et Nordine Raymond (67%) disposent tous d'une base électorale relativement stable
Des profils d'électorats très contrastés en vue du second tour
L'étude prospective en cas de second tour le 22 mars apporte des éclairages complémentaires sur la composition des lectorats des principaux candidats. Les analyses par tranche d'âge révèlent des orientations politiques très marquées :
Pierre Hurmic et Thomas Cazenave présentent des électorats équilibrés entre les moins et les plus de 35 ans, à l'exception notable des non-actifs qui penchent davantage vers le maire sortant.
Philippe Dessertine, s'il se maintient au second tour, s'appuierait principalement sur un vote « senior » avec 31% de soutien chez les 65 ans et plus, contre seulement 2% chez les moins de 35 ans.
À l'inverse, Nordine Raymond séduit particulièrement les jeunes électeurs, avec un électorat principalement concentré chez les moins de 35 ans. Cette orientation correspond d'ailleurs à la moyenne d'âge particulièrement jeune de sa liste, présentée officiellement ce mercredi 25 février.
Ces données confirment que le petit quart d'électeurs encore indécis pourrait jouer un rôle déterminant dans l'issue du scrutin, particulièrement dans les catégories d'âge les plus jeunes où les positions semblent encore mouvantes. Les deux dernières semaines de campagne promettent donc d'être cruciales pour convaincre ces électeurs hésitants qui pourraient faire basculer l'élection.



