Le nouveau maire de La Rochelle et président de l'Agglomération, Olivier Falorni, a profité d'une déambulation nocturne dans les rues animées du centre-ville, jeudi 30 avril en soirée, pour annoncer une série de mesures destinées à lutter contre l'insécurité et le sentiment d'insécurité la nuit. Accompagné d'adjoints, de conseillers, de policiers municipaux, de photographes et de journalistes, il a parcouru l'itinéraire allant de la Concurrence au Vieux Port.
Des itinéraires sécurisés pour les piétons
Parmi les annonces phares figure la création d'itinéraires sécurisés entre l'hypercentre et les quartiers. Ces parcours pédestres seront dotés d'un marquage au sol photoluminescent, d'un éclairage urbain à intensité variable qui s'adapte au passage des piétons, et de bornes d'appel reliées au centre de supervision des caméras de vidéosurveillance. Le nombre de caméras sera renforcé le long de ces tracés, notamment aux intersections.
Le premier chemin, baptisé Tranquil'iti, devrait être lancé à la rentrée de septembre. Il reliera le centre-ville au quartier étudiant des Minimes, en passant par l'Aquarium, le plateau nautique et le Technoforum. Le tracé exact n'est pas encore défini et fera l'objet d'une concertation avec le bureau des étudiants, le Crous et l'association de quartier. Après une phase d'expérimentation, d'autres parcours pourraient voir le jour vers Saint-Éloi, Mireuil, Port-Neuf et Villeneuve-les-Salines.
Le dispositif Demandez Angela étendu
Olivier Falorni souhaite également que la Ville adhère au dispositif Demandez Angela, déjà en place dans le célèbre bar Chez Hortense. Ce système permet à toute personne se sentant menacée de demander où est Angela pour être mise en sécurité. Le personnel est formé pour accueillir la victime, la rassurer, la mettre à l'abri, empêcher le harceleur de l'approcher et alerter les autorités. Le maire veut étendre ce dispositif aux mairies, bibliothèques et centres communaux d'action sociale (CCAS). Il espère ainsi inciter d'autres établissements à y adhérer.
Promotion des bracelets anti-GHB
Le premier magistrat demande aussi à ses adjoints de promouvoir, dans les bars et discothèques, les bracelets anti-GHB, à l'image de ceux proposés aux Enfants du Rock, qui permettent de détecter la présence de substances chimiques utilisées pour la soumission chimique. « Aujourd'hui, tout le monde doit pouvoir se sentir en sécurité et trouver de l'aide. Il y a des situations qu'on ne devrait pas vivre et il y a beaucoup à faire », déclare Maëlle Thivat, conseillère municipale déléguée à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Renforcement de la vidéoprotection et recrutement
Olivier Falorni, qui a fait de la sécurité un axe majeur de sa campagne électorale, promet de renforcer le système de vidéoprotection et de recruter davantage de policiers municipaux. « Une équipe municipale n'est pas seule à agir – la mission est régalienne –, mais nous aussi devons prendre notre part », souligne-t-il.



