Lozère : le préfet interdit deux manifestations non déclarées d'extrême droite et gauche
Lozère : interdiction de deux manifestations non déclarées

Le préfet de la Lozère interdit deux rassemblements non déclarés à Mende

La préfecture de la Lozère a pris une décision ferme ce mercredi 25 février 2026 en interdisant deux manifestations qui devaient se tenir en fin de journée sur la place du Foirail à Mende. Ces rassemblements, organisés par des personnes affiliées à des mouvements d'extrême droite et d'extrême gauche locaux, n'avaient fait l'objet d'aucune déclaration préalable, ce qui a conduit le préfet Gilles Quénéhervé à prononcer leur interdiction.

Des rassemblements en réaction aux événements de Lyon

Selon les informations communiquées par la préfecture, le premier rassemblement non déclaré était annoncé à partir de 18h30 sur la place du Foirail. Il émanait de personnes liées à des mouvements d'extrême droite locale et faisait suite aux affrontements survenus le 21 février 2026 à Lyon, qui avaient conduit au décès du militant identitaire Quentin Deranque.

En réaction à cet appel, un second rassemblement non déclaré, regroupant des personnes issues de l'extrême gauche locale, a été organisé au même endroit et à la même heure. Cette situation a créé un risque évident de confrontation entre les deux groupes.

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Une décision motivée par l'absence de déclaration et les risques pour l'ordre public

Le préfet Gilles Quénéhervé a justifié sa décision par deux éléments principaux. D'une part, l'absence totale de déclaration préalable pour ces deux rassemblements, ce qui constitue une violation des obligations légales. D'autre part, les risques substantiels de troubles à l'ordre public que représentait cette double mobilisation dans un contexte déjà tendu.

L'arrêté préfectoral concerne spécifiquement la place du Foirail, ses accès et les lieux avoisinants, pour la période allant de 18h30 à 22h ce mercredi 25 février 2026. Les forces de l'ordre ont été déployées pour faire respecter cette interdiction.

Des sanctions pénales en cas de non-respect

La préfecture a rappelé avec fermeté les conséquences juridiques du non-respect de cet arrêté. La participation à un rassemblement interdit constitue une infraction pénale, a-t-elle souligné dans son communiqué.

Les sanctions prévues sont sévères :

  • Pour les organisateurs : jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende, conformément à l'article 431-9 du code pénal
  • Pour les participants : une amende prévue pour les contraventions de quatrième classe, selon l'article R. 644-4 du même code

La préfecture a insisté sur le fait qu'aucun trouble à l'ordre public ne serait toléré et que tout rassemblement sur la voie publique doit impérativement faire l'objet d'une déclaration préalable. Cette procédure permet de concilier l'exercice légitime du droit de manifester avec les impératifs de sécurité publique.

Un contexte national sensible

Cette décision intervient dans un contexte national particulièrement sensible, marqué par les récentes tensions à Lyon et la nécessité pour les autorités de prévenir tout nouvel incident. La préfecture de la Lozère a ainsi démontré sa détermination à maintenir l'ordre public tout en respectant les cadres légaux qui régissent le droit de manifestation.

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