Le ministère de l'Intérieur engage la dissolution de deux groupuscules d'ultradroite à Montpellier et Albi
Dissolution de deux groupuscules d'ultradroite par l'Intérieur

Le ministère de l'Intérieur engage des procédures de dissolution contre deux groupuscules d'ultradroite

Le ministère de l'Intérieur a officiellement engagé des procédures de dissolution visant deux groupuscules d'ultradroite basés à Montpellier et Albi. Cette information a été confirmée par une source proche du dossier à l'AFP, corroborant ainsi une révélation initiale de la radio Europe 1.

Des procédures antérieures à la mort de Quentin Deranque

Les démarches administratives ont été initiées il y a plusieurs mois, selon la même source autorisée. Elles sont donc antérieures à la mort tragique de Quentin Deranque, un militant d'extrême droite radicale décédé à Lyon il y a une dizaine de jours. Le ministère de l'Intérieur précise que ces procédures ne sont pas liées à cet événement récent.

Les groupes concernés et le processus de dissolution

Les deux organisations visées sont le « Bloc montpelliérain » de Montpellier et « Patria albiges » d'Albi. Pour ces groupuscules, la procédure en est actuellement au stade du contradictoire, une phase de quinze jours durant laquelle les entités mises en cause peuvent présenter leurs arguments au ministère.

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Le processus de dissolution suit un protocole rigoureux :

  1. Une longue phase d'examen par les services du ministère de l'Intérieur
  2. La présentation des conclusions aux groupes incriminés
  3. La phase contradictoire de quinze jours
  4. La décision finale de présenter ou non un décret de dissolution en Conseil des ministres

Contexte et précédents depuis 2017

Depuis 2017, 49 groupes ont fait l'objet de décrets de dissolution en Conseil des ministres. Parmi les derniers en date figurent « La Jeune garde » et « Lyon populaire ». Cependant, certains groupes comme « Les Soulèvements de la Terre » ont contesté ces décisions devant le Conseil d'État et ont obtenu gain de cause, démontrant ainsi la complexité juridique de telles procédures.

Cette action du ministère de l'Intérieur s'inscrit dans une politique continue de surveillance et de régulation des mouvements extrémistes sur le territoire national, avec des procédures qui peuvent s'étendre sur plusieurs mois avant d'aboutir à une décision définitive.

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