Sécurité à Bordeaux : Lecornu annonce une unité mobile et un commissariat commun
Bordeaux : Lecornu déploie forces mobiles et commissariat commun

Bordeaux renforce sa sécurité avec le soutien du gouvernement

Six jours seulement après l'élection de Thomas Cazenave à la mairie de Bordeaux, le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est rendu dans la ville girondine pour appuyer concrètement les ambitions sécuritaires du nouvel édile. Accompagné du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, le chef du gouvernement a rencontré des élus locaux autour du projet de loi « Ripost » avant de dévoiler deux annonces majeures pour la sécurité bordelaise.

Deux mesures phares pour la sécurité quotidienne

En fin de visite, Sébastien Lecornu a officialisé la création d'un « hôtel de police commun » qui rassemblera les forces de police nationale et municipale dans le quartier des Capucins, promis à une requalification immobilière d'envergure. Parallèlement, le Premier ministre a confirmé le déploiement permanent d'une « permanence de l'emploi des forces mobiles » sur la zone de Bordeaux, soit une compagnie de CRS ou de gendarmes mobiles qui restera à demeure dans l'agglomération.

« On attend toujours quelque chose du gouvernement », a confié Thomas Cazenave, visiblement satisfait de ces annonces, malgré une voix rendue rauque par les premières sollicitations de son mandat. Le maire Renaissance, qui place la sécurité au cœur de son programme, capitalise ainsi rapidement sur le soutien gouvernemental, contrastant avec les difficultés rencontrées par son prédécesseur écologiste Pierre Hurmic.

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Un changement d'approche stratégique

« Il y a besoin de sortir d'une logique conflictuelle pour entrer dans une logique de coopération. C'est du donnant-donnant, je donne des gages », a expliqué Thomas Cazenave, soulignant sa volonté de collaboration avec l'État. Le Premier ministre a quant à lui assuré : « Vous pouvez faire confiance au maire de Bordeaux, bien que Girondin, pour faire le lien avec la capitale ».

En contrepartie de ces annonces, le maire de Bordeaux place dans la balance plusieurs demandes : l'armement complet de la police municipale (contre une brigade d'appui seulement sous Pierre Hurmic), l'équipement en vidéosurveillance, le recrutement de nouveaux effectifs et la construction d'une caserne sur le modèle des pompiers.

Réactions contrastées dans le paysage politique local

« C'est une illustration concrète de son souhait d'agir vite et bien », a salué le maire d'une commune voisine, soulignant que « renforcer Bordeaux, c'est par essence renforcer les communes limitrophes ».

Mais le son de cloche est différent du côté de l'opposition. Marc Etcheverry, ancien adjoint de Pierre Hurmic en charge de la sécurité, rappelle amèrement les efforts infructueux de la précédente municipalité pour obtenir cette unité de CRS : « Ce sont plus ou moins les mêmes personnes à Paris qui décident de donner satisfaction au maire de Bordeaux qui a changé d'étiquette. C'est ce qu'on appelle la République des copains ».

Thomas Cazenave, ancien ministre délégué aux Comptes publics, assume pleinement son utilisation des leviers politiques : « J'utilise tous les leviers. Ma seule boussole, c'est Bordeaux ». Sitôt les ministres partis, le maire s'est félicité de la localisation de la « compagnie de CRS à Bordeaux » et de la création du « commissariat commun » dans le quartier des Capucins, qu'il présente comme « un enjeu de notre mandature ».

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